Ondins

De Anskylvia
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"Les Hommes n’ont pas la clef pour comprendre ce qui rode dans les profondeurs abyssales des océans."

"Lorsqu’ils auront anéanti le dernier de notre espèce, ils auront perdu toute chance de gagner le prochain combat qui les attend..."

Nixe – Reine actuelle des Ondins.

Présentation

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Représentation de la reine actuelle des Ondins : Nixe

Les Ondins sont des individus qui oscillent entre créatures de légendes et espèce disparue. Il s’agit de cousins très éloignés des Elfes, qui seraient apparus bien avant notre ère, dans les profondeurs de l’océan lui-même. Confrontés à l’avancement rapide de la technologie, à l’amélioration navale et à la création de la poudre, les Ondins virent leur écosystème peu à peu menacé. Avec l’avènement de l’humanité et de sa soif de colonisation, les Ondins virent leur nombre grandement diminuer au fil du développement de la pêche, qui s’intensifia au fil des siècles pour nourrir une population humaine toujours grandissante. Il ne reste de nos jours que quelques milliers de spécimens. La plupart ont fui les profondeurs des océans et trouvé refuge dans les rivières, les lacs et les zones côtières du nord du Continent de l’Est, où certains ont rallié les Elfes pour affronter la tyrannie de Kendall, là où d’autres se contentent de se cacher en espérant un jour pouvoir repeupler l’espèce.

Dans ces conditions, les Ondins semblent voués à disparaître dans les décennies à venir, car les eaux de leurs refuges septentrionaux sont trop peu profondes et trop peu salées pour leur permettre de s’épanouir. Obligés de passer plus que de temps qu’il n’est bon sur la terre ferme, les Ondins souffrent également de la rigueur climatique ; si leurs écailles les protège du froid des abysses lorsqu’ils sont sous l’eau, ils sont en revanche pleinement exposés aux températures glaciales du nord lorsqu’ils sont sous forme humanoïde.

En outre, l’éloignement de leur océan d’origine rend la connexion des Ondins avec l’Hymne plus ténue, et les dernières générations, qui ne partagent plus l’affinité de leurs ancêtres avec cette mélodie surnaturelle, se montrent plus instables et agitées que jamais.

Les Elfes font de leur mieux pour soutenir l’ethnie dans son calvaire… mais cela suffira-t-il ?

Description

1.     Détails communs à la race

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La race des Ondins est extrêmement variée physiquement. Même au sein d’une même famille, les individus peuvent ne posséder aucun trait physique commun. Pour une raison qui échappe à la science, le principe d’hérédité ne semble pas faire s’appliquer sur ce peuple, et il n’est pas rare qu’un enfant ne possède aucun attribut de ses parents, qu’il s’agisse de la couleur des yeux, des traits physiques, ou de la chevelure.

Si la filiation est dure à déterminer sur la base du physique, les Ondins possèdent malgré tout certains traits communs à toute la race.

L’un d’entre eux est leur chevelure dite « à phosphorescence aquatique ». Quand les cheveux d’un Ondin sont en contact avec l’eau, ils changent de teinte et prennent des couleurs très vives. La pluie ou l'humidité ne déclenchent pas le phénomène, mais cela se produit quand ils sont plongés dans l'eau. Certains chercheurs se sont mis d’accord sur ce phénomène pour dire qu’il s’agit d’un moyen d’attirer les proies dans les eaux profondes afin de se nourrir plus facilement. Ces couleurs particulières dissuadent également les prédateurs d’attaquer - certains évoquent le pouvoir calmant de ces couleurs bariolées, d’autres, à la manière de certains batraciens, y voient au contraire un avertissement destiné à faire croire aux prédateurs que les Ondins sont venimeux.

Les  nombreuses dissections d’Ondins effectuées par des chercheurs plus ou moins aliénés au cours des siècles ont révélé que chaque individu possède deux systèmes respiratoires capables de prendre le relais à tour de rôle : des branchies pour l’eau et des poumons pour l’air. Compte tenu de leur taille par rapport à un animal maritime classique, les Ondins possèdent de nombreuses paires de branchies, réparties sous les oreilles et sur les côtés du cou. Lorsqu’il nage, un Ondin ouvre la bouche et avale de l’eau, qui traverse les branchies où, par un processus encore méconnu des biologistes, l'air dissous dans l’eau est récupéré. Compte tenu de leur taille importante pour des poissons, les Ondins sont obligés de nager relativement vite pour s’assurer d’ingérer un volume d’eau suffisamment important.

Car les Ondins, quoique mammifères, sont bel et bien des poissons - les plus anciens rapports de découverte de l’espèce mentionnent les branchies, mais pas les poumons. Quand à leur apparence humanoïde, elle n’est recensée que depuis plusieurs décennies, en même temps que naquirent les légendes sur les sirènes.

De nombreux chercheurs pensent que les Ondins possèdent une capacité extrême à s’adapter au fil des générations, et que plus le temps passe, plus les nouvelles générations arborent de traits humains. La métamorphose dont sont capable les Ondins semble aller dans le sens de cette théorie d’une évolutivité extrêmement rapide.

2.     La Métamorphose

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Les Ondins d’aujourd’hui possèdent deux aspects distincts : une forme aquatique, et une forme terrestre. Le passage d’une apparence à l’autre (totalement indolore et extrêmement rapide, de l’ordre de quelques secondes), bien que d’origine indéniablement physiologique, comporte très probablement une part de magie et fait des Ondins un sujet d’étude et de fascination qui aggrave leur traque.

Quand un Ondin est sur terre, ses cheveux prennent une couleur normale, ses branchies se rétractent et se fondent dans sa chair ; les écailles se lissent et prennent une couleur chair, imitant à s’y méprendre la teinte et la texture de la peau. Les appendices propres à la forme aquatique, tel que leur nageoire dorsale ou leur queue, se rétractent et se fondent en eux.

Quand un Ondin rentre dans l’eau en revanche, la métamorphose s’opère : ses cheveux prennent des teintes colorées, ses branchies s’ouvrent ; sa peau se recouvre d’écailles qui sécrètent une sorte de mucus inodore qui diminue les frictions avec l’eau. Une nageoire dorsale leur pousse le long de la colonne vertébrale, mais certains spécimens exhibent aussi des nageoires le long des bras, des coudes ou des mollets. Leurs jambes se fondent en un unique appendice caudal, qui leur permet de se propulser à grande vitesse.

Des membranes translucides leur poussent entre les doigts des mains et des pieds, améliorant ainsi leur capacité à nager. Enfin, les Ondins possèdent des membranes nictitantes afin de protéger l’œil dans l’eau, augmenter la visibilité et humidifier l’organe hors de l’eau.

Oreilles : Les oreilles des Ondins peuvent être comme celles des hommes, pointues comme celles des elfes ou encore membranées.

Yeux : Les Ondins ont les yeux légèrement plus écartés que les humains, leur offrant ainsi un champ de vision plus large sur les côtés. Sous forme aquatique, ils ont également des pupilles beaucoup plus large, remplissant presque l’intégralité de leur oeil - ceci afin de compenser le manque de luminosité sous l’eau. Une membrane supplémentaire leur permet de ne pas abimer leur rétine sous l’eau, comme les reptiles.

Couleurs : La couleur des iris d’un Ondin est toujours la même que celle des cheveux sous phosphorescence aquatique de la créature. A la différence des cheveux, la couleur fantasque des iris ne change jamais et peut aller, comme les cheveux, sur toutes les palettes suivantes : Bleu / Violet / Blanc / Vert et Argent.

Peau : Enfin, la peau des Ondins est recouverte par endroits d’écailles et même parfois de coquillages qui logent un peu partout sur la créature. Ces petits résidents aiment se nourrir du mucus des Ondins et du sel qui se loge entre les écailles.


2.     Constitution et résilience

Depuis qu’ils ont quitté leur océan natal, les Ondins sont en proie à de nombreuses maladies et maux physiologiques. La salinité moins élevée des rivières et des lacs dérègle leur organisme ; pour compenser la déficience de sel, ils ont tendance à avaler énormément d’eau, ce qui entraîne une dépense énergétique considérable et les plonge dans un état de fatigue permanent.

Hors de l’eau, les Ondins ont tendance à se déshydrater assez rapidement. Un Ondin sur la terre ferme a soif au bout de quelques heures, atteint un état de déshydratation critique au bout d’une journée et tombe dans le coma après vingt à vingt-cinq heures de privation, selon l’humidité du milieu ambiant.

Croissance, longévité, espérance de vie

La croissance d’un Ondin est quasi-similaire à celle d’un Homme. Ils vieillissent de la même façon et atteignent leurs paliers d’âge aux même moments. La durée de vie moyenne d’un Ondin est en revanche drastiquement différente à celle d’un Humain à cause de la traque de l’espèce. Cette dernière atteint en moyenne les 30 ans.

Enfant Adolescent Adulte Ancien
Ondins 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70
Humain 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70

Enfance : Les enfants Ondins commencent à marcher vers 3/4 ans, néanmoins, à la différence des humains ou de leurs cousins, les nourrissons Ondins nagent dès la naissance.

Adolescence : La croissance s’arrête à la fin de l’adolescence. L’ondin possède alors sa taille et sa corpulence finale. Les plus en retard termineront de grandir au milieu de l’âge adulte.

Ancien âge : Vers leur 50 / 60 ans, les Ondins deviennent très rapidement dépendants de leur famille. La maladie les frappe et leur constitution s'affaiblit drastiquement.
Enfant Adolescent Adulte Ancien
Demi-Ondin (Humain / Anskylvien) 0 - 10 10 - 15 15 - 35 35 - 50
Humain 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70
Enfant Adolescent Adulte Ancien
Demi-Ondin (Elfe Blanc / Elfe Gris) 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70
Humain 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70

Reproduction

Les Ondins sont des mammifères et possèdent la même façon de se reproduire que les êtres humains, ce qui signifie également qu’un Ondins peut tout à fait s’accoupler avec un Humain, un Anskylvien ou encore un Elfe. Néanmoins, la mortalité infantile est extrêmement élevée dans ces trois derniers cas et il n’existe à ce jour que très peu de demi-Ondins. De plus, ces derniers sont encore plus sujets aux maladies que leur race d’origine, sont plus faibles et demeurent infertiles.

Mode de vie

1.     Architecture

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Les maisons des Ondins sont des grottes aquatiques avec des poches d’air ou encore des cabanes à pilotis sur le bord des lacs, rivières ou mer. Avec ces constructions, ils peuvent aisément faire la passe entre l’eau et l’air et faire vivre des métiers comme la chasse, la ferme, l’apothicairerie, l’éthylisterie, la couture, l’artisanat de la pierre ou encore d’autres métiers plus secondaires… mais toujours dans leurs domaines de prédilection et sur des spécifications propres à leur ethnie. Il arrive bien sûr que les Ondins usent d’outils ou d’armes en métal, mais avec leur position politique, le commerce est difficile et dangereux.

2.     Métiers et vie du quotidien

La vie des Ondines est extrêmement pauvre et peu avancée et ce pour moult raisons. A cause de leur évolution en milieu terrestre, mais leur incapacité à rester éloigné de l’eau, les Ondines souffrent de l’amputation de nombreux métiers comme : l’art de la métallurgie, qui comporte la verrerie, la bijouterie et la forge. Toute expérience proche du feu ou dans des milieux trop hostiles ne convient à l’ethnie qui risque la déshydratation ou les blessures graves à chaque instant.

Dans la vie des Ondins, le métal n’existe tout simplement pas. Ces créatures utilisent le bois sous toutes ses formes et les os, la pierre ou encore toute ressource trouvable dans l’eau pour équiper leurs armes ou outils.


L'Hymne

[Ce qui suit n’est connu que des Ondins et de quelques rares passionnés du sujet (érudits, magiciens ou aficionados).]

Tous les Ondins, dès leur naissance, entendent en permanence une sorte de mélodie qu’ils décrivent à la fois comme lancinante et rassurante. Ils nomment cette mélopée l’Aërie, mot elfique que l’on peut grossièrement traduire par “Hymne”.

Cette mélodie, audibles d’eux seuls, varie en rythme et en intensité, mais ne s’estompe jamais totalement. Ténue sur la terre ferme, elle est au plus fort lorsque l’Ondin est proche de l’océan.

Pour les Ondins, l’Hymne est une forme de communication non-verbale collective ; la plupart des individus vocalisent régulièrement au rythme de l’Hymne, entamant des chants qu’ils modulent en amplitude et en fréquence au gré des variations de cette mélodie universelle.

L’Hymne s’adapte alors en retour, selon l’émotion véhiculée par le chant des Ondins environnants ; plus un grand nombre d’Ondins alignent leur chant sur un même motif, plus leur impact sur l’Hymne est grand et plus ils sont capables de modifier le rythme et le timbre de la chanson universelle. Cela donne souvent naissance à des concertos impromptus, où des bancs entiers d’Ondins se réunissent à l’improviste pour chanter d’une seule et même voix, l’Hymne s’imprégnant alors de l’état d’esprit et de la psyché des individus qui chantent.

Ainsi, les Ondins peuvent se servir de l’Hymne pour véhiculer des émotions, qu’il s’agisse de nostalgie, d’allégresse, de peur ou de colère. Audible par toute l’espèce, l’Hymne sert alors de vecteur non-verbal de la communication ; en chantant, des Ondins sont capables de partager leur peine, leur rage ou leur joie avec les individus à des lieues à la ronde. Cette propension à la vocalisation a contribué à l’établissement du mythe des sirènes qui chantent pour appâter les marins et les noyer ; en effet, aux oreilles d’un humain, un Ondin qui chante en s’alignant sur l’Hymne semble se livrer à des vocalises basiques, quoique gracieuses.

Mais même si le chant Ondin paraît émouvant à l’oreille d’un non-initié, il est incomparable à la richesse sonore que tentent de décrire les rares Ondins lorsqu’ils acceptent de parler de l’Hymne à des étrangers.

1.1. Raréfaction de l’Hymne et impact sur l’espèce

Les générations les plus jeunes d’Ondins (< 30 ans) sont moins réceptives à l’Hymne et peinent à en capter la mélodie. Les légendes du peuple racontent que jadis, les Ondins communiquaient uniquement en chantant à travers l’Hymne, et n’avaient pas besoin de l’elfique - ce n’est qu’après leur fuite des océans que les Ondins recoururent à la langue des elfes, indéniablement plus musicale que le commun.

Les sages de l’espèce pensent que l’exode prolongé de leur peuple loin de l’océan a affaibli leur connexion à l’Hymne, et les derniers-nés, qui passent énormément de temps sur la terre ferme, éprouvent de grandes difficultés à aligner leur chant sur l’Hymne et à saisir la finesse des nuances et des émotions qu’il véhicule.

Cette perte a une conséquence dramatique pour la nation Ondine. L’Hymne est le moyen pour un Ondin de partager à ses congénères son état d’esprit. Ceux qui en sont déconnectés sont plus isolés des leurs ; privés de ce contact privilégié, ils tendent à devenir des individus plus solitaires, plus agités, et prompt à un spectre d’émotions plus extrêmes et plus violentes que leurs ancêtres.

Ainsi, les derniers-nés Ondins, qui ont grandi au sein d’un peuple mourant, traqué et persécuté par les kendalliens, perdent petit à petit l’empathie conférée par l’Hymne au profit d’une agitation qui les pousse à prendre les armes contre leur fléau : le Roy Crypid. En ce sens, les Ondins qui rejoignent la Ligue du Crépuscule sont de plus en plus nombreux, ce qui ne fait que précipiter l’extinction de l’espèce.

1.2. Théories quant à l’origine de l’Hymne

De très rares chercheurs se sont penchés sur ce phénomène pour tenter d’en expliquer l’origine. Les hypothèses les plus fréquemment débattues dans les cercles initiés sont les suivantes :

  • L’Hymne est un avantage évolutif né de l’adaptation des Ondins à la persécution qu’ils subissent depuis des générations. En développant un moyen de communication qui leur est propre et qui leur permet de s’avertir mutuellement des dangers, les Ondins augmentent ainsi leurs chances de survie.
  • L’Hymne est une forme d’art propre aux Ondins, similaire à la chanson, mais qui se déroulerait sur des fréquences si aïgues qu’elles seraient inaudibles aux non-Ondins, dont les tympans n’auraient pas la bonne forme. Les Ondins se serviraient en combination de leurs branchies et de leurs poumons pour former ces vocalises inaudibles - les nombreuses dissections n’ayant mis en évidence aucun organe vocal supplémentaire par rapport aux humains.
  • L’Hymne est une forme de magie propre aux Ondins, qui les rend capable de véhiculer des émotions de notre plan à celui du monde spirituel ; dans ce monde, l’espace est aboli, et chaque être vivant de notre plan y possède un reflet, un équivalent qui constitue l’âme. En émettant des vibrations à la bonne fréquence, les Ondins seraient ainsi capables d’entrer en résonance avec l’âme de leurs congénères, contournant les distances de notre monde en passant par l’autre.
Quoiqu’il en soit, aucune de ces théories n’a encore réussi à expliquer ce que tous les Ondins interrogés affirment : l’Hymne existe depuis la nuit des temps et existera toujours. Certaines légendes Ondines affirment qu’il s’agirait en fait du chant mélancolique d’une antique et titanesque créature assoupie au plus profond des abysses ; que l’Hymne est né de ses rêves agités, et qu’en chantant avec elle, les Ondins la bercent et l’empêchent de se réveiller, préservant ainsi le monde de ce qu’il adviendra le jour où le léviathan ouvrira les yeux.

Relations

Continent de l’Ouest :

  • Royaume du nord : Les Royaumes du nord est l’un des rares lieux où il n’y a que très peu d’Ondins. L'ethnie a tout de même su évoluer dans cet endroit hostile en développant de nouveaux attributs comme une peau plus grasse et une corne frontal, lui permettant de détruire la glace sur son passage. Les zones aquatiques sont en effet toutes fermées par d’épaisses couches de glace et le mucus recouvrant la peau des ondins s’évapore et gèle au contact du vent glacial du nord, d’où la nécessité du gras, à l’égal des orques ou encore des phoques.

La majorité des Anskylviens ne savent d’ailleurs pas grand chose de l'ethnie et beaucoup considèrent les Ondins comme des races légendaires ou de simples animaux rares. Il est très fréquent que les Anskylviens les capturent pour les dévorer, à l’égal du poisson ou de la viande de mammifères marin.  

  • Royaume d’Hauroy : Surtout présent en Haut-Havre et Haut-Ciel, les Ondins sont principalement traités comme une marchandise de valeur. Les plus beaux et les plus sensibles aux arts sont choyés et enfermés dans de large aquarium, présentés comme des oeuvres vivantes à des cours épatées, jalousant leur voisin de posséder une créature aussi enchanteresse.

Les plus habiles et les plus endurants, sont utilisés comme ingénieurs naval, capable d’inspecter avec précision la poupe d’un navire et ses potentiels défaillances. Là aussi, un traitement de faveur est souvent mis en place : les Ondins ont accès aux soins, à de la nourriture de bonne qualitée et tout ça bien sur aux prix de leurs libertés

Plutôt préféré vivant que mort, les Ondins Hautrien sont presque considérés comme chanceux par leurs pairs, aux vues de leur condition de vie.

Certains ont même su se démarquer et racheter leur liberté, voir ont été affranchi de bonne grâce par leur ancien maître. Leurs noms sont souvent connu du peuple, devenant ainsi des célébrités locales.

  • Nation Citemaréenne : Depuis l’abolition de l’esclavage par Aurore Séphilia en 1410, l’acceptation de la race Ondine en ville se fait plus rapide - mais pas pour tout le monde. En effet, la génération actuelle peine encore à accepter cette race au sein de la cité, et pour cause : leur physique particulier et leur valeur commerciale dans les pays voisins contribue à la séparation du reste de la population.

Le pardon de la race Ondine n’est pas encore acquis ; les blessures de la traque et de l’esclavage ont rendu les plaies trop douloureuses aux yeux des Ondins actuels. C’est donc le statu quo, et malgré le corps armé des Aqua Corpus et la loi du Refuge, beaucoup d’Ondins ne prennent pas le risque de sortir loin de leurs murs...  

Continent de l’Est :

  • Royaume des Elfes : Les Ondins vivent principalement sur les territoires elfiques, ayant comme points communs leur religion, certaines coutumes et une histoire aussi tragique qu’ancienne. C’est donc dans la forêt de Miträll, de Morisil et dans les quelques villages éparses des côtes, que les Ondins se développent avec peine. Les autres quittent la terre pour reprendre une vie aquatique auprès de Nost ëar, un titan naturel gigantesque qui vogue où bon lui semble et qui cache le village sur son dos aux yeux des chasseurs.

En outre, la très grande majorité des Ondins vivent sur le continent de l’est. Les autres proviennent de clans anciens, de familles aux sang-mêlés ou encore de vieilles familles qui ont fuis la guerre vers l’ouest.

  • Royaume de Kendall :
Depuis le règne du Roy fou et jusqu’à aujourd’hui, le Royaume de Kendall est en guerre ouverte avec les Ondins. Les soldats de leur armée traquent sans relâche les créatures de la mer, que ce soit sur les côtes ou même les villages de Perle et Elissy ou les Ondins cherchent parfois refuge. Le bilan est simple : Un Ondin ne peut vivre à visage découvert sur le continent de l’est. Les avis de recherche afflux et les rançons sont si alléchantes, que même certains villageois vont jusqu’à trahirent leur résidents Ondins pour les livrer à la milice. Une tension pèse alors depuis un moment sir les bourgades de Kendall, bien qu’elle semble à son paroxysme depuis ces dernières années.
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Les Kendaliens chassent les Ondins pour moult raisons, et plus seulement par simple racisme comme autrefois. Les esclavagiste et les traqueurs capturent les Ondins pour leurs écailles robustes, pour leurs cheveux colorés ou encore pour leurs services. En effet, peu d’ethnies peuvent se vanter de nager indéfiniment dans les eaux profondes sans air. Il est alors coutume que des chasseurs de trésors achètent des esclaves Ondins à fort prix pour récupérer des épaves, des butins cachés ou même des plantes rares pour les herboristes. Les pêcheurs y voient une nouvelle façon de renflouer leurs prises et enfin, d’autres mercenaires se servent de ces créatures pour des assassinats ou des méfaits en tous genres.

En plus d’être utiles, les Ondins commencent à se vendre cher avec leur extinction flagrante et font donc tourner l’économie. Posséder un Ondin c’est mettre sa richesse en avant, et beaucoup de nobles s’arrachent cette race de prestige comme des trophées.

Qui plus est, à l’égal des Anskylviens, certaines anciennes familles Kendalienne continuent de manger de l’Ondin en secret. Ce met rare et difficile à obtenir offriraient des propriétées magiques comme le pouvoir de respirer sous l’eau ou une beauté éternelle à quiconque en mangerait. Après plusieurs générations, cette rumeur à commencé à faiblir, surtout du côté des médecins, qui ont relevés des cas de maladies exotiques et de folie auprès des mangeurs d’Ondins. Qui plus est, le culte de la Voyageuse aurait commencé à punir très sévèrement la consommation d’Ondin à cause des maladies et dégénérescences engendrées. Dès lors, seuls quelques acharnés continuent d’acheter de la viande Ondine en secret pour la dévorer, ce met devenant très réputé dans le marché noir.


Traditions / Culture

1.     Alimentation

Suite à leur vie presque entièrement sous marine, les Ondins se cantonnent majoritairement au poisson et aux algues. Ils mangent également les fruits de mer, plantes aquatiques crabes ou encore des coquillages. Ce n’est que depuis leur exode vers le nord que les Ondins ont commencé à se rationner à la viande ou aux fruits et légumes. Néanmoins, même si leur système digestif semble le supporter, cette alimentation nouvelle réduit légèrement leur espérance de vie à long terme. Les Ondins évitent donc au possible les changement d’alimentations, parfois impossibles à cause de leur milieu ou de leur classe sociale.

Les Ondins, comme les Elfes Blancs, mangent uniquement de la viande crue. A l’inverse de leur cousin, en revanche, absorber de la viande cuite les rend malade. Il est impératif pour eux que le poisson ou la viande soit fraîche et crue.  

2.     Vêtements

Longtemps les Ondins sont restés très peu pudiques à cause de leur habitude à rester sous l’eau. Même une fois sur terre, la tenue la plus populaire resta pendant de longues années un simple bas à voile pour cacher le sexe… et rien d’autre.

Ce n’est qu’au moment de l’exode vers le nord que les Ondins se sont faits aux mœurs elfiques et humaines, s’habillant avec plus de précautions.

A cause du mucus que secrète les Ondins, il est important pour ces derniers de porter des tenues aérée et amples. Tous les tissus peuvent convenir, tant que les mailles ne sont pas trop serrées. Pour ce qui est des armures, le métal est à proscrire, à moins qu’il soit parsemé sur la tenue en petites couches.

Il faut ensuite faire attention à ne jamais couvrir le cou, les mains, pieds et oreilles des Ondins car il s’agit de zones très sensibles, où le mucus est secrété en masse et qui change drastiquement de forme à la transformation. Un collier risque de se prendre dans les branchies, des gants pourraient abîmer les membranes des doigts… etc.

Enfin, il n’est pas rare que les Ondines ne portent que des robes pour pouvoir se changer sans soucis au niveau des jambes. Pour les hommes, ces derniers restent au traditionnel voile.  

3.     Loisirs

De par leur connexion à l’Hymne, les Ondins ont une propension naturelle aux arts sonores, notamment la musique et le chant. Même les derniers-nés apprécient de vocaliser, seul ou à plusieurs. En musique, les Ondins privilégient les instruments qu’ils désignent comme “continus”, c’est-à-dire capables d’émettre des sons ininterrompus, par opposition aux percussions notamment. Cela englobe notamment les instruments à vent, tels que les flûtes, les harmonicas, les clarinettes et les cuivres, mais également les instruments à corde frottée comme le violon. Les instruments à corde pincée, comme la harpe ou la lyre, sont également utilisés, mais les musiciens Ondins jouent généralement chaque note avant que la précédente ne s’estompe totalement, fondant ainsi les vibrations les unes après les autres.

4.     Langue

Les Ondins parlent l’Elfique.

5.     Magie

Dans le Culte Naturel, la magie est une essence tout aussi naturelle que la faune et la flore. Elle possède un esprit, une raison et cohabitent avec les êtres vivants dans le monde. En revanche, comme tout être vivant, seule la Déesse de la Nature semble pouvoir contrôler cette puissance mystique et seule cette dernière peut en établir les règles. Un ondin est autorisé à user de la magie, mais il doit le faire avec respect et ne jamais interférer avec les lois naturelles : comme changer le feu en eau, faire pleuvoir alors que le ciel est sans nuages ou encore accélérer le destin d’un être vivant. La magie n’est autorisée que pour améliorer la vie de ses utilisateurs en faisant des choses accessibles même sans magie. C’est un outil, et comme chaque outil, il doit être utilisé à bon escient et avec sagesse. Les ondins ne font qu’emprunter la force de la Déesse et en aucun cas prétendre maîtriser cette force. C’est pour cela que les mages ondins sont rares et souvent très respectés par les leurs.

6.     Alignement et religion

Les Ondins vénèrent le Culte Elfique et la Déesse de la Nature. Néanmoins, et pour des raisons évidentes, ils ont un attachement particulier à tout ce qui touche à la faune et à la flore aquatique.

Le Culte de la Voyageuse est une religion très floue pour les Ondins qui ne parviennent pas à s’y intéresser à cause de leurs relations exécrables avec les Humains. Par dépit, il jette alors cette religion comme ennemie de la nature, en vue des actes et violence de leurs fidèles.

Le Culte des Dieux Dragon a été enseigné aux Ondins par les Elfes qui s’y sont eux même intéressés. A la différence des Anskylviens, les Ondins ne considèrent pas les Dragons comme des Dieux mais cela n’empêche pas qu’ils les respectent profondément. Ils sont considérés comme les champions de la Nature. Néanmoins, pour ce qui est de la politique ou des rites liés au Culte, cela n’intéresse pas vraiment les Ondins, mais ils ne les dénigrent pas.

Les clans / tribus / Castes célèbres

Le Clan des Harpies

Le Clan des Harpies est une organisation extrémiste des Ondins qui lutte avec violence pour éradiquer la race Humaine. Installée près de la forêt de Sombre Lune, elle s’étend dans quelques bâtisses de Perle et d’Elissy pour regrouper des vivres ou des armes illégalement. Ce groupe fût formé quelques années à peine après les premiers massacres du Roy fou.
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Le Clan des Harpies forma à lui seul le mythe de la sirène chez les Hommes. Le plan des Ondins était simple : charmer les marins qui s’éloignaient de leur rive en chantant ou en exhibant leur corps fantasque pour les faire baisser leur garde… avant de les happer dans les profondeurs et faire couler leurs navires. Au fur et à mesure des attaques, les Humains comprirent qu’il ne s’agissait plus là de légendes mais d’Ondins vengeurs qui luttaient pour leur patrie en voie d’extinction. Dès, lors, les traques redoublèrent et une guerre sans merci fit rage - et fait encore rage sur les côtes.

La plupart des victimes de l’esclavage, notamment leurs confrères, militent contre ces actes de barbarie pures qui ne font qu’envenimer la situation, mais le Clan des Harpies reste sourd à leurs appels.

Candidature

Bonus et Malus Raciaux

  • Amphibie : pas de malus de vision sous l’eau, résistance au froid sous l’eau et respiration infinie sous l’eau.
  • Déshydratation accélérée : hors de l’eau, le personnage ne peut pas rester plus de quelques heures sans boire l’équivalent d’une gourde. Au-delà, il s’expose à des fatigues, vertiges, migraines, signes d’irritabilité, qui s’aggravent jusqu’au coma, puis à la mort.
  • Hymne : en chantant, le personnage peut communiquer son état d’esprit et des émotions plus ou moins vagues à d’autres Ondins, et ce sur de grandes distances. La clarté du message dépend de l’âge de l’Ondin (les derniers-nés ayant plus de difficultés) et de sa proximité avec l’océan.
  • Natation +1
  • Art +1 (Chant)
  • Art +1 (au choix)
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Autorisé à la première candidature
Castes
Clan des Harpies Non
Races
Demi-Ondin (Humain) Oui
Demi-Ondin (Anskylvien) Non
Demi-Ondin (Elfe) Oui
Demi-Ondin (Elfe Gris) Pas encore disponible
Titres disponibles
Esclave Oui
Homme-Libre Oui (Sous condition de cacher ses origines)


Crédits et Sources

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