Elfes : Différence entre versions

De Anskylvia
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Fondé en 1401 sous l’impulsion d’Aurore Séphilia Teon, le Refuge est aujourd’hui le seul endroit du continent où les elfes peuvent prétendre jouir d’une liberté totale. Aussitôt arrivé en ville, n’importe quel habitant, qu’il soit Humain, Shéon, Ondin ou Elfe peut proclamer un droit d’asile dans la Résidence du Refuge. Il suffit de se rendre au dit lieu et de prendre contact avec les hautes instances pour obtenir un document, signé par la Guilde des 5. Ce document annule également l’esclavage et rend asservi ou affranchi le demandeur si ce dernier peut être pris en charge par un Maître où fait preuve d’un minimum d’indépendance. Les elfes peuvent donc évoluer librement au sein du refuge et nombreux sont ceux qui tentent de le rallier dans l’espoir de trouver une vie meilleure, parfois au péril de leur vie.  
 
Fondé en 1401 sous l’impulsion d’Aurore Séphilia Teon, le Refuge est aujourd’hui le seul endroit du continent où les elfes peuvent prétendre jouir d’une liberté totale. Aussitôt arrivé en ville, n’importe quel habitant, qu’il soit Humain, Shéon, Ondin ou Elfe peut proclamer un droit d’asile dans la Résidence du Refuge. Il suffit de se rendre au dit lieu et de prendre contact avec les hautes instances pour obtenir un document, signé par la Guilde des 5. Ce document annule également l’esclavage et rend asservi ou affranchi le demandeur si ce dernier peut être pris en charge par un Maître où fait preuve d’un minimum d’indépendance. Les elfes peuvent donc évoluer librement au sein du refuge et nombreux sont ceux qui tentent de le rallier dans l’espoir de trouver une vie meilleure, parfois au péril de leur vie.  
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=='''Éducation'''==
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Chez les jeunes elfes, l’éducation est un point important qui est capable de s’étaler sur plusieurs décennies. Doté d’une longévité plus importante que n’importe quelle autre ethnie présente sur les terres du monde connu, les elfes ont toujours mis un point d’honneur à élever leurs jeunes pousses avec attention. La croissance démographique des elfes et leur taux de natalité relativement bas sont des facteurs qui entrent largement en compte lorsqu’il s’agit de bien élever les plus jeunes afin qu’ils puissent assurer la pérennité d’une race déjà sur le déclin.
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===1. Éducation générale===
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Le passage de la connaissance et du savoir est une notion importante chez les elfes. Que ce soit le cas au sein d’une famille ou bien auprès d’enseignants, tous les enfants sont confiés à des responsables chargés de leur inculquer les principes de la langue, ainsi que de la lecture et de l’écriture. Au sein de Miträll où la société elfique reste bien organisée, les plus jeunes reçoivent une éducation plus poussé qu’à Sombrelune où les autres sont pris en charge par des volontaires et des elfes plus âgés au sein des camps de réfugiés.
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Vivant sous le joug dominant et la responsabilité de Maiev Ar’Acharn et de ses elfes membres de la Ligue du Crépuscule, il n’est pas rare que les jeunes elfes soient amenés à s’engager dans lutte quand ils commencent à être en âge. Facilement malléable dans un contexte menaçant et où la répression Kendalienne reste féroce, il est donc monnaie courante que la Ligue alimente ses rangs au sein de Sombrelune.
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Vestiges et fantômes d’un passé perdu, les elfes ont toutefois assuré la sauvegarde de la vieille histoire de leur peuple à travers de nombreux contes et légendes relatant ce qui s’apparente désormais aux Temps Anciens, celui où les elfes vivaient encore librement. Le temps avant l’arrivée des Hommes. Il est donc normal pour un elfe ayant reçu un minimum d’éducation de savoir que son peuple fut autrefois bien plus libre qu’il ne l’est aujourd’hui et que ses représentants furent autrefois les architectes de villes devenues humaines.
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===2. Éducation religieuse===
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Occupant aussi une place prépondérante au sein de la culture elfique et intimement liée à cette dernière, la religion prend une place non négligeable au sein de l’éducation des elfes. On leur enseigne les grands principes de base, le respect de l’équilibre en tout chose et la préservation raisonnée de la nature qui leur offre une protection en retour. Loin d’être aussi organisée que le Culte de la Voyageuse avec ses prêtres et ses marcheurs, le Culte Naturel se transmet beaucoup plus par tradition et habitude, comme une vieille coutume ancré dans les gênes elfiques depuis bien longtemps.
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On apprend donc aux jeunes elfes cette notion d’équilibre au sein du monde mais aussi tout ce qui concerne de près ou de loin la Déesse : Erui’Min. Le panthéon des Titans Naturels est aussi mis sur le devant de la scène, les formes et les pouvoirs de ces derniers donnant généralement naissance à de nombreux contes et légendes à leur sujet. C'est évidemment sous la coupe des Eruithels que les plus jeunes apprennent tous ces préceptes.
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===3. Préceptorat===
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Une coutume répandue pour les jeunes elfes consiste à se trouver un précepteur afin de recevoir des enseignements dans un domaine particulier. C’est l’occasion pour eux de choisir une véritable voie et un domaine dans lequel ils souhaitent se spécialiser. C’est un choix qui n’en est généralement pas vraiment un puisqu’on oriente plus souvent les jeunes elfes non pas vers la profession de leur choix mais vers celles qui vont être nécessaires au développement de la communauté et à son bon fonctionnement. Le préceptorat dépend donc beaucoup des besoins d’un clan ou d’un groupe de réfugiés par exemple et est conditionné par les manques à combler. Il faut toutefois qu’un représentant de cette profession soit en mesure de dispenser son savoir et ses enseignements à l’apprenti qu’il va prendre sous son aile. Les précepteurs sont couramment nommés Saedraths, littéralement enseigner la voie.
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===4. Exceptions===
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On peut toutefois noter quelques exceptions à ces différents types d’enseignement, généralement dûs au milieu dans lequel les elfes sont amenés à évoluer. Si dans le cas d’un elfe esclave aux mains des Hommes il semble aisé d’imaginer pourquoi son éducation (si tant est qu’il en reçoive une) sera centrée sur les moeurs et les coutumes des humains, quelques cas singuliers méritent une attention plus particulière.
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Pour commencer, les elfes naissant et grandissant au sein de clans nomades n’ont pas accès à toute la stabilité d’un elfe né à Miträll ou au sein des camps de réfugiés protégés par la Ligue du Crépuscule au coeur du bois de Môrisil. Les individus évoluant au sein de ces fameux clans ne sont toutefois pas privés d’éducation et reçoivent généralement des enseignements bien plus accélérés et moins poussés que leurs congénères sédentaires. Le préceptorat est alors souvent mis en avant, pour palier aux besoins immédiats du clan et former rapidement des jeunes afin de prendre la relève.
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Le second cas particulier est celui du Refuge à Citemare. Bien que les elfes parvenant à le rallier retrouvent ou conservent leur liberté, l’éducation dispensée aux plus jeunes y est souvent plus que médiocre. Afin de servir les intérêts du Refuge le mieux possible et de bien coller aux principes communautaristes qui le régissent, l’accent est beaucoup plus prononcé sur les métiers et l’éducation utilitaire plus généralement. La culture et les loisirs sont alors souvent délaissés, jugés trop peu utiles dans l’immédiat. On leur apprend plutôt à se méfier du monde qui les entoure, à se rendre utile et à ne pas traîner dans les pattes des plus grands. La culture elfique y est très rare, seulement amenée par bribes grâce aux différents voyageurs, s'ils daignent toutefois faire l’effort de partager ce savoir.
  
  

Version du 23 mars 2020 à 16:07

Présentation

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Dernière Dame de la lignée d'Uial’Alkar, Niriel, décédée en 1012.

Histoire

Surtout présents sur le continent de l'Est dont on estime qu'ils sont originaires, les elfes ont du faire face à bon nombre de problèmes, mettant en péril l'avenir d'un peuple qui peine aujourd'hui à se construire une véritable unité.

Vers - 260, les elfes de Miträll font face à un premier problème majeur. Toss Nothrim tombe malade et commence à être rongé par la pourriture. Soucieux de ne pas créer de vent de panique, les Hîrvalis, mages et guides elfiques ainsi que les dirigeants tentent de masquer le problème au mieux, sans grand succès. Cependant, la maladie prend une nouvelle ampleur en - 153 quand les elfes eux-mêmes commencent à être affectés et que les arbres de la forêt sont gagnés par la pourriture. Incapables de cacher la vérité plus longtemps, c’est une véritable migration qui s'instaure petit à petit dans les bois. Espérant fuir la maladie, les elfes se rendent à Tâd’Aranarth qui ne sera pas non plus épargnée. De nombreux individus trouvent alors la mort, malgré les efforts des Hîrvalis qui tentent de guérir la forêt et de trouver un remède. Forlindon, représentant de la dynastie Uial’Alkar finit lui-même par succomber, son jeune fils Mallorn sera alors emmené hors de la forêt par sa mère pour trouver refuge à Tellenrim qui deviendra plus tard Kendall.

Dans un dernier élan d’espoir, les Hîrvalis se réunissent à Toss Nothrim pour essayer de guérir l’arbre maison. Malgré l’emploi d’une incantation si fastidieuse et puissante qu’elle secoua la forêt et coûta la vie à bon nombre de mages, ces derniers pensent avoir échoué. Finalement pointés du doigt par les leurs comme responsables des maux des elfes, les Hîrvalis finissent par être accusé d’avoir trop joué de leur pouvoir et d’avoir abattu sur le peuple elfique ce qui prendra le nom de Nardhûr, la maladie du noeud noir en référence aux noeuds noircis des arbres morts de la forêt de Miträll.


Contraints à l’exil, ceux qui étaient les guides des elfes, les élus de la Déesse, finissent par disparaître sans pouvoir léguer leur savoir. Désignés comme responsables, les Hîrvals furent en vérité les sauveurs de Miträll. A défaut d’avoir des effets visibles, l’incantation qu’ils menèrent permit à Toss Nothrim, véritable coeur de la forêt, de subsister. La forêt entama alors un long processus de renouvellement autour de l’arbre maison, qui durera plus d’un millier d’années.

Vivant désormais hors des bois, les elfes doivent goûter à la vie sur le reste du continent. Ce fut alors l’occasion pour eux de développer pleinement Tellenrim et Galagarth qui deviendront les deux cités majeures du continent. Suite aux nombreuses pertes dues à la maladie, les elfes n’ont d’autres choix que d’entamer une longue période de reconstruction. La dynastie Uial’Alkar préservée, le jeune roi sera élevé sous la régence de sa mère.

L’histoire des elfes prend un nouveau tournant avec l’arrivée des premiers clans humains sur le continent de l’Est, depuis les mers à l'Ouest. Au départ méfiantes, les deux ethnies établissent toutefois un contact pacifique, les elfes ouvrent leurs portes aux Hommes et à travers les différents échanges culturels, un bon moyen pour eux de s’apprivoiser mutuellement semble être trouvé. Cette période relativement pacifique sera toutefois de courte durée et ne tiendra pas plus d’une cinquantaine d’années avant que des premières tensions ne laissent place à un véritable conflit. En effet, les humains à la durée de vie plus courte que les elfes se multiplièrent en nombre à une vitesse prodigieuse pour les elfes habitués à une croissance beaucoup plus faible.

Dû au manque de place, les Hommes commencent à bâtir leurs propres villes et villages sur tout le continent de l’Est. Les tensions gênantes finissent éventuellement par dégénérer en 911 lorsque les elfes refusent d’accueillir plus d’humains dans une Kendall déjà pleine à craquer et que ces derniers réclament la gestion de la cité. C’est une guerre intestine et civile qui va alors frapper la ville. Le conflit s’enlise rapidement au profit des humains bien plus nombreux et à la culture plus guerrière que les elfes, aboutissant à un traité de paix après huit années de conflits. La cité fut rendue aux mains des humains et la dynastie Uial’Alkar ne digérant pas cet échec, trouve refuge à Galagarth, qui deviendra plus tard Fort-Pourpre.

Si Tellenrim échoue au mains des Hommes et finit par être renommée Kendall, les elfes n’en furent pas chassé tout de suite. Ce n’est que vers 975 - 980 que les premières migrations elfiques eurent lieu. Toujours plus nombreux, les humains prennent peu à peu le pas sur les elfes qui perdent leurs droits à mesure que l’emprise des hommes se raffermit sur le continent de l’Est. Le peuple aux oreilles pointues finit par hausser le ton et se rebeller face à ces pertes alors qu’une nouvelle guerre civile semblait se profiler. Pour éviter tout débordement et dans l’espoir d’éviter un conflit ouvert, le Roy Crypid décide de déplacer les elfes plus au nord et à l’ouest, parfois contre leur gré. C’est ainsi que naquirent Perle et Elissy, sur les côtes ouest du Royaume désormais Kendalien.


C’est en l’an 1000 que les elfes sont définitivement condamnés à l’exil et à la fuite, avec la montée au pouvoir de Pursan Crypid qui met en place un véritable règne de terreur. Peu tendre avec les siens, il le sera encore moins avec les elfes. Il déclare alors la guerre et met en place une véritable campagne contre le peuple elfique, toujours plus retranchés au nord du continent. Incapables de se défendre efficacement et en sous-nombre, la plupart des elfes finissent par trouver refuge dans les villages environnants, à Galagarth (Fort-Pourpre), à Miträll ou dans la forêt de Môrisil (Sombrelune) alors que Perle et Elissy tombent rapidement sous le contrôle humain.

En 1012, Pursan Crypid prend d’assaut Galagarth (Fort-Pourpre), le dernier bastion elfique du continent. La bataille fut anecdotique tant la résistance elfique fut faible. Ces derniers furent réduits en esclavages pour la plupart d’entre eux, tandis que le reste parvint à fuir plus au nord peu avant l’assaut, gagnant la forêt de Miträll. Les derniers Uial’Alkar trouvèrent aussi la mort durant la prise de la cité, signant la fin de la dynastie. C’est aussi cette même année que l’on vit l’apparition des premiers clans nomades. Contraints à l’exil et à la fuite, certains clans continuèrent d’exister, sans cesse en mouvement pour échapper aux forces kendaliennes. Les forces du Roy se lancent à la poursuite des dernières poches de résistance ou de réfugiés elfes mais abandonnent bien vite la lutte, épuisant trop de ressources à courir après les clans nomades ou à tenter de pénétrer les bois protégés par les gardiens. Les humains se contenteront alors de cerner les derniers bois au sein desquels les elfes purent trouver refuge, s’assurant ainsi de les y enfermer.

Las de voir que la mobilisation de troupes aux abords des différents refuges elfiques ne donne pas de grands résultats, le Roy Crypid décide d’envoyer ses hommes mener une attaque dans la forêt de Miträll en 1331, cette dernière ayant pour but de mettre le feu aux bois pour contraindre les elfes à quitter leur refuge. Un nombre importants de soldats kendaliens sera déployé pour ne rien laisser au hasard. Si l’opération semble être un succès au premier abord et que quelques foyers sont allumés, les troupes se heurtent rapidement à une résistance plus grand qu’ils ne l’auraient imaginé. En effet, la veille de l’attaque, tous les elfes présents sur le territoire Kendalien partagèrent un rêve agité, des visions ou des appels similaires de la Déesse au sein desquels ils purent assister à l’embrasement de la forêt et de Toss Nothrim. Si au départ peu prêtent crédit à ce rêve étrange ou ne parviennent pas à en saisir le sens, la menace kendalienne est rapidement rapportée par des éclaireurs et tous les elfes sont alors mobilisés et menés par Mírdan Panthavas. S’engagera alors une véritable bataille dans la forêt de Miträll : confiants et sûrs de leur domination sur un peuple aux allures peu guerrière, les kendaliens feront face à une armée elfique particulièrement bien organisée et disciplinée.


Connaissant les bois sur le bout des doigts et renforcé par les clans itinérants ayant répondu à l’appel plus au sud, les elfes parviendront à mettre à profit cette connaissance pour pousser les kendaliens à séparer leurs troupes en plusieurs groupes distincts qui subiront les tirs nourris des arches elfes. Perdues dans ce dédale vert et séparées, les troupes kendaliennes seront rapidement mises en déroute et quitteront les bois. Les elfes ne poursuivront pas les fuyards en dehors des bois mais s’arrêteront à sa lisière, marquant ainsi clairement les limites à ne plus franchir. Une petite partie de la forêt souffrira du feu kendalien mais les incendies seront rapidement contenus puis éteints. On notera à cette bataille la présence d’une certaine Maiev Ar’Acharn.

Ce n’est qu’en 1340 avec la montée en puissance de Maeiv Ar’Acharn et la création de la Ligue du Crépuscule que la lutte entre elfes et humains prend un nouveau tournant. Silencieux jusqu’alors, les elfes commencent à créer de véritables poches de résistance pour harceler les kendaliens. Adoptant une tactique d’attaques éclairs, les elfes se contentent d’escarmouches sur les patrouilles ennemies pour commencer, sabotant les convois marchands et harcelant les routes. Voyant que la menace peu prise au sérieux par les kendaliens, Maeiv Ar’Acharn décide de remonter bien plus au nord jusqu’entre Kendall et Fort-Pourpre pour attaquer une importante cargaison de marchandises et de vivres. Cette fois, Kendall répond avec plus de ferveur et renforce les garnisons aux abords des différents bois d’où émergent les partisans de Maeiv Ar’Acharn qui parviennent à échapper aux patrouilles.

En 1401, Aurore Séphilia Teon ouvre le Refuge à Citemare. Certains elfes parlent de s’y rendre mais se heurtent à une réalité bien plus douloureuse. Les bois et leurs gardiens leur offrent une protection certaine mais ils s’y trouvent aussi prisonniers, cernés par des forces kendaliennes qui se contente de tenir la position pour s’assurer d’y contenir les elfes à défaut de pouvoir y pénétrer pour de bon. Les mouvements d’elfes seront toutefois nombreux et catastrophiques, la plupart d’entre eux capturés puis réduits en esclavage.

En réponse à ces mouvement de masse et en quête de vengeance, Maeiv’ArAcharn mettra en place sa plus grosse opération. En 1403, la Ligue du Crépuscule parvient à mettre la main sur la seule fille d’Eric Crypid alors qu’elle était en déplacement entre Kendall et Perle. La nouvelle se répand vite et le Roy dépêche bon nombre de ses troupes pour tenter de mettre la main sur Maeiv et ses hommes. Les deux forces armées se recontreront au nord de Qemery, chacun de part et d’autre du Fieleu. La fille d’Eric Crypid sera alors éxecutée devant l’armée kendalienne tandis qu’une délégation provenant du refuge et envoyée sur place par Aurore Séphilia Teon pour essayer de calmer le jeu, arrive de l’ouest. A la vue de l'exécution sommaire de sa fille, les forces kendaliennes engagent le combat sans parvenir à rattraper la Ligue réfugiée de l’autre côté du fleuve. La délégation envoyée par le refuge sera toutefois la cible des troupes du Roy qui ne laisseront aucun survivant.


Actuellement, la situation ne semble pas s’arranger entre les elfes et les kendaliens. Le Roy Crypid continue de mener sa campagne contre les elfes tandis que ces derniers semblent avoir abandonné tout espoir de discussion avec les hommes. Beaucoup sont retranchés dans les bois de Sombrelune ou vivent encore en nomade pour échapper aux forces kendaliennes. Le Refuge continuent d'accueillir les nécessiteux et les persécutés tandis que la forêt de Miträll et ses occupants restent silencieux.

Toutefois, Citemare, et plus précisément le Refuge, ne semble pas avoir digéré le massacre de ses Hommes sur le territoire Kendalien. Une voix poussant à la guerre s'élève dans le clan des Cinq. Il semblerait que Kendall doive se préparer à un nouvel adversaire aux confins de l’ouest…


Description

Les elfes sont des créatures humanoïdes de grande taille, aux oreilles longues et aux traits fins. Ils sont assez proche des êtres Humains, bien que ces derniers soient qualifiés de naturellement beau à causes de leurs caractéristiques physiques particulières. En effet, un elfe est de nature mince, voir maigre, aux traits raffinés et doux et à la morphologie épurée. Ils sont dénués de pilosité, à l’exception de leurs cheveux, ont la peau claire et ne souffrent pas de désagréments liés à la peau... et cela pour les deux sexes. En effet, les femmes et les hommes sont très similaires morphologiquement parlant et il est très facile de se faire passer pour l'un ou l'autre.

Détails communs à la race

Yeux : Les elfes blancs ont les yeux légèrement plus écartés que les humains, leur offrant ainsi un champ de vision plus large sur les côtés. Ils ont également des pupilles beaucoup plus large, remplissant presque l’intégralité de leur oeil, leur permettant de voir plus loin et dans le noir.

Oreilles : Les elfes blancs possèdent de longues oreilles qui s’allongent en fonction de leur âge. En fin de vie, les oreilles peuvent atteindre jusqu’à 20 cm de long. Elles sont également légèrement plus pointues que celles de hommes à la naissance et sont amovibles. Les muscles auriculaires des elfes sont en effet très développés et permettent de tendre, remuer et orienter l’oreille sur un bon centimètre.

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Couleurs : Les couleurs de cheveux elfiques sont très variés mais suivent un panel de couleurs très similaire à celui des hommes : Brun, châtain, blond, noir et plus rarement platine, corbeau ou auburn. Il en va de même pour les yeux : marrons, verts, bleus et plus rarement gris.

Peau : C’est la peau claire des elfes blancs qui leur a donné leur nom. Il n’existe pas de teinte plus sombre que l’abricot au sein de l’ethnie (teinte rosâtre), sans compter les mélanges ethniques.

Taille et corpulence : Les elfes font en moyenne entre 1m75 et 1m80 pour les femmes et entre 1m85 et 1m95 pour les hommes. Néanmoins, leur poids ne varie pas beaucoup par rapport aux Hommes, ce qui en fait des êtres plutôt minces en général.  

Particularités

Les demi-elfes

Dût au fait que les elfes ont la même façon de s’accoupler que les Humains et les Anskylviens, le mélange entre les divers peuples est possible ; Leur progéniture est alors appelée Demi-Elfe.

Le mixte d’ethnie conserve les choses suivantes : Les malédictions, les traits héréditaires génétiques et la carrure physique comme la taille et le caractère svelte des elfes.

Néanmoins, le mélange des races ampute de nombreuses choses comme : La longévité qui diminue par deux fois, la nyctalopie disparaît, la taille des oreilles qui diminue de moitié, tant et si bien que certains demi-elfes ont juste les oreilles pointues en leur bout, et enfin le temps de gestation qui repasse à 40 semaines au lieu de 80.

Exemple de demi-elfe : Anskylvien + Elfe

Croissance, longévité, espérance de vie

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Les elfes sont des créatures très anciennes et peuvent vivre jusqu’à 300ans maximum. La moyenne chez les hommes se situe vers les 265 an et 278 chez les femmes. Il est arrivé néanmoins qu’un grand nombre de cas dépassent les 300 ans, l’âge semblant pouvoir atteindre des sommets en fonction de l’hygiène de vie des concernés. Malheureusement, la cause première de la mortalité chez les elfes est loin d’être la mort naturelle, et ce pour de nombreuses raisons. Vivant à peu près 5 fois l’existence d’un être humain, une partie des elfes ayant pour proche des êtres humains mettent volontairement fin à leurs jours pour les rejoindre. L’autre cause majeur de mort précoce est la chasse aux elfes et l’esclavage. Bien que les elfes ne soient pas maltraités à mort durant leur captivité, la plupart ne supportent pas les chaînes et trouvent souvent des moyens de se tuer avant d’être affranchis, souvent pour des questions d’honneur.

Pour finir, la reproduction des elfes est très lente, ce qui est une mauvaise chose en ces temps sombres. Pour des questions de traditions, les elfes n’ont souvent qu’un seul partenaire pendant toute leur vie et les femmes ont une période de gestation plus longue que les Humains, soit environs 80 semaines.

Enfant Adolescent Adulte Ancien
Elfe Blanc 0 - 40 40 - 70 70 - 200 200 - 270
Humain 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70

Enfance : Les enfants elfes commencent à marcher vers 5 ans, néanmoins, à la différence des humains, ils apprennent très rapidement à trottiner et à courir et possèdent un équilibre très correcte.

Adolescence : La croissance s’arrête à la fin de l’adolescence. L’elfe blanc possède alors sa taille et sa corpulence finale. Les plus en retard termineront de grandir au milieu de l’âge adulte.

Âge mûr : Les oreilles arrêtent enfin de pousser vers la fin de l’âge adulte, atteignant les 20 à 25cm de long.

Ancien âge : Vers les derniers 70 ans de leur vie, il est de coutume que les elfes blancs se retirent dans leur demeure et restreignent drastiquement leurs sorties et efforts. La fatigue se fait ressentir plus rapidement et les articulations commencent à devenir douloureuses. Néanmoins, il est encore tout à fait possible pour un ancien de se battre ou de travailler, à l’égal d’un humain adulte.

Enfant Adolescent Adulte Ancien
Demi-Elfe (Humain) 0 - 20 20 - 35 35 - 100 100 - 135
Humain 0 - 10 10 - 15 15 - 40 40 - 70
Enfant Adolescent Adulte Ancien
Demi-Elfe (Anskylvien) 0 - 15 15 - 35 35 - 100 100 - 150
Anskylvien 0 - 8 8 - 13 13 - 50 50 - 80


Remarque : Un demi-elfe perd ses capacités spéciales "Nyctalopie" ,"Perception", la moitié de sa longévité et doit se fier à celle de son demi-sang : Soit Humain ou Anskylvien. En outre, un demi-elfe humain possède 7 points de capacités spéciales à répartir comme il le souhaite et un demi-elfe Anskylvien possède 5 points de capacités spéciales et 2 liées à son affiliation spirituelle.


Mode de vie

Société

Traditionnellement, le niveau d’interaction d’un elfe avec d’autres individus se restreint à sa classe sociale et à son rang. Même si cette coutume s’amenuise avec le temps, beaucoup s’y attachent fortement. Le système de famille est toujours d’actualité, en revanche, dans ce modèle, les relations parents-enfants priment sur les relations conjugales, (Ces dernières devant en premier lieu être accepté par les parents) puisque c’est l’enfant qui perpétue l’honneur de la famille et non ses relations. Il n’y a donc pas de différence entre le fils et la fille, si ce n’est la façon d’atteindre l’honneur. La fille devra perpétuer le sang et le fils devra veiller à ne jamais laisser la famille tomber la pauvreté, quitte à ce que l’un comme l’autre sacrifient beaucoup.

Les mariages arrangés sont encore assez courant chez les elfes et représentent 60% de ces derniers. Il faut savoir que seulement 5% des couples ne se marient pas après l’acceptation des parents. Il s’agit d’une tradition inévitable et très mise en valeur.  

Architecture

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L’architecture elfique est une chose très originale car elle consiste à ne pas perturber la nature ; Chose plutôt contraire à la méthode humaine. En effet, devenir architecte elfe demande beaucoup d’années d’études dans les domaines de la faune, de la flore mais aussi de la religion, ce qui fait qu’un naturaliste est très à même de pratiquer ce métier. Il s’agit de construire des maisons en adaptation avec les arbres.

La plupart des elfes possèdent des maisons vivantes. Les murs, le plafond, ainsi que le sol, ne sont que des allongements de l’arbre qui ont été guidées par des trépieds ou des moules avant de former des structures. La plupart du temps, les habitations sont formées en hauteur dans les plus vieux arbres afin d’avoir à disposition un maximum de branches. Autrement, les elfes construisent dans les grottes ou les cavités souterraines, bien que cela soit beaucoup plus rare.

Les portes et les fenêtres par exemples, sont des choses que les elfes évitent beaucoup dans leurs constructions, les remplaçant par des rideaux de peau, de perles ou encore de plumes. Pour se déplacer d’un étage à l’autre, les elfes utilisent les branches des arbres ou, pour les plus jeunes et les plus âgés, des systèmes de passerelles à cordes ou des petits monte-charges.

Enfin, les salles d’eau ou cuisines sont très peu courantes dans les habitations. Il est très fréquent que les elfes se lavent à l’extérieur dans des zones réservées et qu’ils se fassent à manger en communauté dans des lieux appropriés. Une maison n’est pas un lieu de vie, c’est un sanctuaire pour se reposer ou travailler.

Métiers et vie du quotidien

Les elfes aiment les choses raffinées. Depuis toujours, les branches les plus méticuleuses ont une grande place dans leur vie et semblent particulièrement les toucher. Ce sont des littéraires appliqués à la recherche de connaissance sur le monde, des alchimistes prononcés qui découvrent des remèdes miraculeux et des artistes de renoms qui se distinguent par leurs talents hors du commun. Même les artisans se détachent des autres par leurs sculptures sur bois ou sur pierre et leur attirance pour les objets toujours plus distingués.

L’architecture s’étant adapté à leur mode de vie, beaucoup d’autre métiers disparaissent ou se transforment chez les elfes. La métallurgie par exemple, est un véritable travail de chirurgien, si bien que les armes elfiques sont recherchées dans le monde entier pour leur précision et leur beauté surnaturelle. Les couturiers aiment à travailler la soie ou les matières les plus rares, et enfin, les orfèvres produisent les bijoux les plus élaborés d’Anskylvia.

Bien sûr, tous ces produits attirent la convoitise et ont fait apparaître au fil du temps de grands réseaux de marché-noirs sur les deux continents. Beaucoup d’elfes au pied du mur échanges leurs trésors contre de quoi subsister bien que cela leur soit défendus.

Organisation

La société elfique actuellement connue est loin d’être pleinement structurée. Éparpillés sur le continent Est et Ouest les elfes connaissent autant de situations et de conditions qu’il existe d’empires. Tantôt esclaves, parias ou guerriers à la solde de la Ligue du Crépuscule, l’unité elfique semble avoir été perdue depuis bien des années. Si certains parviennent à subsister à travers une vie de servitude, d’autres préfèrent vivre en mouvement pour échapper à leurs oppresseurs, à l’image des clans nomades que l’on peut trouver sur le territoire kendalien.

Les esclaves et serviteurs

Loin de la vie libre des elfes nomades ou de ceux réfugiés dans les bois, les esclaves toutefois légions sur les terres kendaliennes. Soldats de la ligue du Crépuscule capturés, voyageurs imprudents ou enfants de parents déjà esclaves, le sort réservé aux elfes par les kendaliens est souvent le même. Il est donc très courant de croiser des elfes portant la marque de leurs maîtres dans les grandes villes et cités. Le traitement réservés aux oreilles pointues peut varier en fonction de l’occupation de leurs propriétaires et de ses moyens. Ainsi, la condition des esclaves peut s’avérer relativement différente : certains elfes seront utilisés pour les tâches les plus ingrates et ordinaires tandis que d’autres seront mieux traités afin de répondre à d’autres besoins. La noblesse kendalienne est d’ailleurs particulièrement friande des elfes dans le seul but de les utiliser en tant que domestiques et serviteurs lors de réceptions ou d’évènements importants.

Si certains elfes exècrent leur condition et cherchent tout prix à en réchapper, d’autres qui n’ont connu que cela et voient la perspective de l’amélioration de leur condition considèrent qu’il s’agit là d’une vie meilleure plutôt que de fuir sans cesse ou de risquer la mort. Puisqu’il n’est pas rare que les elfes soient utilisés à des fins plus charnelles, les demis-elfes sont alors aussi bien présents parmi les esclaves et les serviteurs.

Les clans nomades

Voyageurs itinérants regroupés en clans, certains elfes parcourent le territoire kendalien de manière active de sorte à toujours échappés aux forces armées qui capturent et revendent sans vergogne les prises les plus faciles. Si ce mode de vie particulier fut d’abord adopté dans le but de fuir les autorités kendaliennes qui barrent toujours les accès aux différents bois où la plupart des elfes libres ont pu trouver refuge, il est aujourd’hui devenu une habitude et presque une coutume. En effet, la plupart des clans nomades se sont aujourd’hui résolus à ce train de vie et sont passés maîtres dans l’art d’échapper encore et toujours aux patrouilles. Véritables voyageurs, ces clans excèdent rarement la centaine d’individus et se déplacent rarement sur les routes fréquentées afin d’éviter les rencontres malheureuses. Voyageant de manière légère la plupart du temps, rares sont les clans nomades à posséder plus d’une ou deux caravanes qui s’avèrent rapidement encombrante hors des sentiers ou sur les chemins les moins praticables. Il est donc monnaie courante qu’ils se déplacent à pied ou à dos de cheval pour transporter leurs maigres biens. Capables de s’installer à bien des endroits, les elfes nomades se distinguent par leur capacité à s’adapter au climat et au terrain, les rendant ainsi difficilement trouvables. Pour les elfes vivant en clans, quitter ces derniers est généralement très mal perçu. La plupart des elfes vivent aujourd'hui sur le continent de l'Est ou bien en tant que réfugiés à Citemare. Seuls quelques clans épars font exception et voyagent aux alentours de Citemare, sur le continent de l'Est.

Miträll et Mörisil

Si certains elfes connaissent des situations peu enviables, d’autres ont parvenu à rejoindre les bois de Miträll et de Mörisil où subsistent les dernières véritables sociétés elfiques. C’est à ces deux endroits que la plupart des elfes libres vivent aujourd’hui. Le terme libre ne semble toutefois pas entièrement adapté puisque les forces kendaliennes se sont durablement établies en bordure des forêts dans le but d’en interdire les sorties et les entrées. Cette accessibilité plus que restreinte laisse planer beaucoup de mystères et de doutes quant à l’occupation des bois, il est extrêmement difficile d’en obtenir des informations ou de savoir ce qui s’y déroule vraiment.

Miträll et Mörisil sont de véritables soeurs jumelles que tout oppose pourtant. Les elfes basés dans le bois de Sombrelune semblent être les plus actifs et les plus vindicatifs, poussés et guidés par Maeiv Ar’Acharn et la Ligue du Crépuscule qui multiplie les attaques à l’encontre des forces de Kendall. De l’autre côté, les elfes de Miträll semblent presque impossible à apercevoir tant ils se sont réfugiés profondément les bois, près de l’arbre-maison. Aucune attaque ne semble s’être tenue depuis la fameuse bataille d’Erthellon durant laquelle les elfes parvinrent à repousser une tentative d’invasion kendalienne.

Le Refuge

Fondé en 1401 sous l’impulsion d’Aurore Séphilia Teon, le Refuge est aujourd’hui le seul endroit du continent où les elfes peuvent prétendre jouir d’une liberté totale. Aussitôt arrivé en ville, n’importe quel habitant, qu’il soit Humain, Shéon, Ondin ou Elfe peut proclamer un droit d’asile dans la Résidence du Refuge. Il suffit de se rendre au dit lieu et de prendre contact avec les hautes instances pour obtenir un document, signé par la Guilde des 5. Ce document annule également l’esclavage et rend asservi ou affranchi le demandeur si ce dernier peut être pris en charge par un Maître où fait preuve d’un minimum d’indépendance. Les elfes peuvent donc évoluer librement au sein du refuge et nombreux sont ceux qui tentent de le rallier dans l’espoir de trouver une vie meilleure, parfois au péril de leur vie.


Éducation

Chez les jeunes elfes, l’éducation est un point important qui est capable de s’étaler sur plusieurs décennies. Doté d’une longévité plus importante que n’importe quelle autre ethnie présente sur les terres du monde connu, les elfes ont toujours mis un point d’honneur à élever leurs jeunes pousses avec attention. La croissance démographique des elfes et leur taux de natalité relativement bas sont des facteurs qui entrent largement en compte lorsqu’il s’agit de bien élever les plus jeunes afin qu’ils puissent assurer la pérennité d’une race déjà sur le déclin.

1. Éducation générale

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Le passage de la connaissance et du savoir est une notion importante chez les elfes. Que ce soit le cas au sein d’une famille ou bien auprès d’enseignants, tous les enfants sont confiés à des responsables chargés de leur inculquer les principes de la langue, ainsi que de la lecture et de l’écriture. Au sein de Miträll où la société elfique reste bien organisée, les plus jeunes reçoivent une éducation plus poussé qu’à Sombrelune où les autres sont pris en charge par des volontaires et des elfes plus âgés au sein des camps de réfugiés.

Vivant sous le joug dominant et la responsabilité de Maiev Ar’Acharn et de ses elfes membres de la Ligue du Crépuscule, il n’est pas rare que les jeunes elfes soient amenés à s’engager dans lutte quand ils commencent à être en âge. Facilement malléable dans un contexte menaçant et où la répression Kendalienne reste féroce, il est donc monnaie courante que la Ligue alimente ses rangs au sein de Sombrelune.

Vestiges et fantômes d’un passé perdu, les elfes ont toutefois assuré la sauvegarde de la vieille histoire de leur peuple à travers de nombreux contes et légendes relatant ce qui s’apparente désormais aux Temps Anciens, celui où les elfes vivaient encore librement. Le temps avant l’arrivée des Hommes. Il est donc normal pour un elfe ayant reçu un minimum d’éducation de savoir que son peuple fut autrefois bien plus libre qu’il ne l’est aujourd’hui et que ses représentants furent autrefois les architectes de villes devenues humaines.

2. Éducation religieuse

Occupant aussi une place prépondérante au sein de la culture elfique et intimement liée à cette dernière, la religion prend une place non négligeable au sein de l’éducation des elfes. On leur enseigne les grands principes de base, le respect de l’équilibre en tout chose et la préservation raisonnée de la nature qui leur offre une protection en retour. Loin d’être aussi organisée que le Culte de la Voyageuse avec ses prêtres et ses marcheurs, le Culte Naturel se transmet beaucoup plus par tradition et habitude, comme une vieille coutume ancré dans les gênes elfiques depuis bien longtemps.

On apprend donc aux jeunes elfes cette notion d’équilibre au sein du monde mais aussi tout ce qui concerne de près ou de loin la Déesse : Erui’Min. Le panthéon des Titans Naturels est aussi mis sur le devant de la scène, les formes et les pouvoirs de ces derniers donnant généralement naissance à de nombreux contes et légendes à leur sujet. C'est évidemment sous la coupe des Eruithels que les plus jeunes apprennent tous ces préceptes.

3. Préceptorat

Une coutume répandue pour les jeunes elfes consiste à se trouver un précepteur afin de recevoir des enseignements dans un domaine particulier. C’est l’occasion pour eux de choisir une véritable voie et un domaine dans lequel ils souhaitent se spécialiser. C’est un choix qui n’en est généralement pas vraiment un puisqu’on oriente plus souvent les jeunes elfes non pas vers la profession de leur choix mais vers celles qui vont être nécessaires au développement de la communauté et à son bon fonctionnement. Le préceptorat dépend donc beaucoup des besoins d’un clan ou d’un groupe de réfugiés par exemple et est conditionné par les manques à combler. Il faut toutefois qu’un représentant de cette profession soit en mesure de dispenser son savoir et ses enseignements à l’apprenti qu’il va prendre sous son aile. Les précepteurs sont couramment nommés Saedraths, littéralement enseigner la voie.

4. Exceptions

On peut toutefois noter quelques exceptions à ces différents types d’enseignement, généralement dûs au milieu dans lequel les elfes sont amenés à évoluer. Si dans le cas d’un elfe esclave aux mains des Hommes il semble aisé d’imaginer pourquoi son éducation (si tant est qu’il en reçoive une) sera centrée sur les moeurs et les coutumes des humains, quelques cas singuliers méritent une attention plus particulière.

Pour commencer, les elfes naissant et grandissant au sein de clans nomades n’ont pas accès à toute la stabilité d’un elfe né à Miträll ou au sein des camps de réfugiés protégés par la Ligue du Crépuscule au coeur du bois de Môrisil. Les individus évoluant au sein de ces fameux clans ne sont toutefois pas privés d’éducation et reçoivent généralement des enseignements bien plus accélérés et moins poussés que leurs congénères sédentaires. Le préceptorat est alors souvent mis en avant, pour palier aux besoins immédiats du clan et former rapidement des jeunes afin de prendre la relève.

Le second cas particulier est celui du Refuge à Citemare. Bien que les elfes parvenant à le rallier retrouvent ou conservent leur liberté, l’éducation dispensée aux plus jeunes y est souvent plus que médiocre. Afin de servir les intérêts du Refuge le mieux possible et de bien coller aux principes communautaristes qui le régissent, l’accent est beaucoup plus prononcé sur les métiers et l’éducation utilitaire plus généralement. La culture et les loisirs sont alors souvent délaissés, jugés trop peu utiles dans l’immédiat. On leur apprend plutôt à se méfier du monde qui les entoure, à se rendre utile et à ne pas traîner dans les pattes des plus grands. La culture elfique y est très rare, seulement amenée par bribes grâce aux différents voyageurs, s'ils daignent toutefois faire l’effort de partager ce savoir.


Relations

1.     Magie

Dans le Culte Naturel, la magie est une essence tout aussi naturelle que la faune et la flore. Elle possède un esprit, une raison et cohabitent avec les êtres vivants dans le monde. En revanche, comme tout être vivant, seule la Déesse de la Nature semble pouvoir contrôler cette puissance mystique et seule cette dernière peut en établir les règles. Un elfe est autorisé à user de la magie, mais il doit le faire avec respect et ne jamais interférer avec les lois naturelles : comme changer le feu en eau, faire pleuvoir alors que le ciel est sans nuages ou encore accélérer le destin d’un être vivant. La magie n’est autorisée que pour améliorer la vie de ses utilisateurs en faisant des choses accessibles même sans magie. C’est un outil, et comme chaque outil, il doit être utilisé à bon escient et avec sagesse. Les elfes ne font qu’emprunter la force de la Déesse et en aucun cas prétendre maîtriser cette force. C’est pour cela que les mages elfes sont rares et souvent très respectés par les leurs.

2.     Alignement et religion

Les elfes vénèrent le Culte Naturel et la Déesse de la Nature.

Le Culte de la Voyageuse est une religion très floue pour les elfes qui ne parviennent pas à s’y intéresser à cause de leurs relations exécrables avec les Humains. Par dépit, il jette alors cette religion comme ennemie de la nature, en vue des actes et violence de leurs fidèles.

Le Culte des Dieux Dragon a été longtemps un centre d’intérêt et de savoir pour les elfes. A la différence des Anskylviens, les elfes ne considèrent pas les Dragons comme des Dieux mais cela n’empêche pas qu’ils les respectent profondément. Ils sont considérés comme les champions de la Nature. Néanmoins, pour ce qui est de la politique ou des rites liés au Culte, cela n’intéresse pas vraiment les elfes, mais ils ne les dénigrent pas.

Traditions / Culture

La vie intime des elfes

Les elfes pratiquent la monogamie extrême : ils ne se marient qu'une seule fois dans leur vie et ne changeront jamais d'amant. Ils peuvent se désunir mais resteront ensuite seuls tout le reste de leur existence. Qui plus est, leur vie sexuelle est extrêmement taboue et secrète. Même les membres d'une même famille n'en parleront pas entre eux.

Le viol et l'adultère sont les pires actes possible concernant la vie sexuelle des elfes. Le premier est si terrible qu'en général, le fautif se couvre de déshonneur et abandonne les siens. Pour ceux qui n'ont même pas la force de partir... c'est la condamnation.

Pour l'adultère, le fautif est banni des siens à jamais et sa famille est souvent couverte de honte.

De plus, les elfes sont des créatures extrêmement pudiques à certains niveaux. Il n’est pas rare de les voir porter des habits très légers et d’exhiber leur corps, néanmoins, il est inconcevable de voir un elfe montrer des signes affectifs à son conjoint. Le fait même de se tenir la main est un signe très mal vu dans la société elfe, car l’affectif n’a sa place que dans la maison.

Au contraire, embrasser un ami ou un membre de la famille, n’a pas du tout les mêmes significations, et est tout à fait toléré. Il arrive même que les amis les plus proches ou les membres de la même famille s’embrassent sur la bouche. Toutes ces mœurs sont délicates à comprendre pour les membres des autres espèces tant elles varient des leurs, mais ce sont des choses très importantes pour les elfes et qu’il ne faut surtout pas déroger.

Enfin, comme dit précédemment, l’elfe n’a pas honte de son corps et peut le présenter au monde sans craindre la diffamation des siens, d’où l’existence des bains publics. Il s’agit même d’une fierté pour certains, car c’est un don de la Déesse. Mais bien évidemment, les elfes savent aussi s’adapter aux mœurs humaines et ne jouent pas d’arrogance quand il s’agit de se vêtir. En présence d’autres races, les elfes s’habillent comme les autres pour ne pas créer de conflits éthiques.  

Alimentation

Suite à leur emplacement géographique, les elfes blancs se sont rapidement cantonnés à la viande de chasse après leur enfermement dans la forêt de Mïtraäll. On retrouve beaucoup de gibier à poil comme : le lapin, le sanglier, le chevreuil, la biche ou encore le daim… Il faut savoir que les elfes ont une préférence pour la viande crue. Leur système digestif leur permet de la digérer sans aucun problème, si bien qu’ils ne cuisent leur viande que dans de rares cas, en fonction de leurs autres mets ou de la saison.

Leur alimentation végétale est beaucoup plus restreinte suite au manque de place pour installer des champs et se résume presque entièrement à la cueillette et aux arbres fruitiers. Les quelques rares champs sont installés près des côtes et n’offrent donc pas des rendements de très bonne qualité. Pour ce qui est des alcools, ce sont principalement des alcools de fruit, du vin blanc ou chaud.

Pour la pêche, les elfes ne pêchent que très peu en hautes mer et se contentent des rivières, cours d’eau ou bord de mer, accédant ainsi principalement au saumon qui est le centre de leur alimentation poissonnière.

Vêtements / Apparât

Il existe deux styles de vêtements elfiques : Les vêtements traditionnels et les tenues plus “continentales” dus à la migration des elfes et aux guerres répétitives contre les terres du sud. Les familles les plus élevées se rattachent fortement aux vêtements traditionnels qui ne font que mettre en valeur l’attachement des moeurs primordiales de leur peuple. Ce sont surtout les castes les plus pauvres qui sont touchées par la transformation des habitudes vestimentaires.

La matière principale utilisée chez les elfes est la laine, d’où leurs imposants élevages de moutons. Le coton était utilisé autrefois et n’est maintenant qu’importer par les plus riches. Il est assez courant que les parures soient ornées de capes au symbole et couleurs de la famille.

Dans le détails, les habits elfiques sont particulièrement soignés, recouverts souvent de pierres précieuses ou non, de fils ou encore de motifs. Même chez les basses classes, l’application vestimentaire est importante. Les coupes sont serrées et suivent les lignes du corps, de plus, il n’est pas du tout mal vu d’être dénudé aux épaules, sur une partie du buste ou encore aux jambes : les elfes n’ayant aucune appréhension sur la nudité de leur corps.

Tatouages

Les tatouages, ou “Andaithes” en elfique, sont extrêmement spécifiques et ne se prennent pas à la légère. On ne se fait pas un tatouage pour sa seule apparence ou pour copier celui du voisin. Chaque marque à l’encre a une signification, ces dernières sont très codifiés et ne ressemble à aucunes autres.
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Il y a trois types de tatouages. Les tatouages en formes de racines : “Andaithes Solch”, les tatouages en forme de griffes : “Andaithes Gamp” ou encore les tatouages runiques : “Andaithes Cirth”.
  • Andaithes Solche.

Le tatouage le plus répandu chez les elfes comme chez les Ondins. Il s’agit de dessins de racines ou de branches très détaillés, en particulier sur des zones très visible du corps comme les bras et le visage. C’est un signe de dévotion pour la Déesse et la nature en général. Le plus souvent, les elfes se font tatouer ces symboles le jour de leur passage à l’âge adulte à l’aube de leur 70ème anniversaire, signe de maturité. C’est également une pratique plus répandue chez les femelles, les mâles préfèrant se marquer du Andaith Gamp.

  • Andaithes Gamp.

Ce tatouage est réservé aux mâles exclusivement. Il s’agit de griffures, souvent dessinées sur les joues, le cou, les épaules ou le buste. Cette marque est un symbole guerrier, qui indique le nombre de fois ou l’elfe en question a croisé la mort ou a terrassé d’ennemis de grand renom (cela marche aussi avec les bêtes). C’est une tradition ancienne, peu à peu délaissée. De nos jours, la plupart des elfes considèrent cette marque à l’égal des marques de racines ou des branches, comme un hommage à la Déesse.

  • Andaithes Cirth

L’Andaith Cirth est un tatouage rare et marque le rang social de l’individu. Un elfe tatoué de runes est soit un magicien soit appartient à une caste religieuse ou encore un noble. Les runes doivent indiquer, en elfique, l’élément de prédilection, l’animal, le Titan naturel, la constellation et également les haut-faits de la famille. Durant les cérémonies importantes, ou les fêtes, ces tatouages sont repassés avec de l’encre d’or ou d’argent.

Loisirs

Les arts

Les arts les plus représentés chez les elfes sont la peinture, la gravure, la musique et l’orfèvrerie. Pour ce qui est de la peinture, l'intérêt porté à la nature leur a donné un goût très prononcé pour l’art pictural, et ceux au pinceau par le biais de l’art de l’estampe ou encore de la peinture à l’eau.

L’orfèvrerie

Les elfes sont également des orfèvres de renom. Très friand des bijoux en tous genres, ils aiment à pousser au plus loin les caractéristiques de chaque pierre précieuse pour leur offrir toute leur sublime dans des bracelets, colliers ou parures très prisés. Il est très courant que les bijoux ornent les armes comme les vêtements chez les hautes castes.

La Musique

(WIP)

Langue

Les Elfes parlent l’Elfique.

Candidature

Bonus et Malus Raciaux

  • Nyctalope : Annule tout malus dû à l’obscurité.
  • Préfèrent la viande crue.
  • Perception Vue & Ouïe +1

Remarque : Un demi-elfe perd ses capacités spéciales "Nyctalopie" ,"Perception", la moitié de sa longévité et doit se fier à celle de son demi-sang : Soit Humain ou Anskylvien. En outre, un demi-elfe humain possède 7 points de capacités spéciales à répartir comme il le souhaite et un demi-elfe Anskylvien possède 5 points de capacités spéciales et 2 liées à son affiliation spirituelle.


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Autorisé à la première candidature
Races
Demi-Elfe (Humain) Oui
Demi-Elfe (Anskylvien) Oui
Demi-Elfe (Ondin) Oui
Demi-Elfe (Elfe Gris) Pas encore disponible
Titres disponibles
Esclave Oui
Homme-Libre Oui (Sous condition de cacher ses origines)










Crédits et Sources

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| DeviantArt : MartaNael

Banjiu Evik (Alex Wang) | Kai Fine Art

| Marwyn, the Nurturer by Chris Rahn

| DeviantArt : Sakimichan