Culte des Dieux Dragons

De Anskylvia
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Vous avez imposé au monde vos villages, votre barbarie et votre prétendue intelligence …

Mais vous avez oublié que le monde a d’abord appartenu aux Dragons.

— Invective de la Reine Cassiope - 1418
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Introduction

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Le Culte des Dieux Dragons est une religion « loyale neutre », elle pousse à respecter scrupuleusement ses pratiques, sa hiérarchie, ses traditions, mais n’accepte pas uniquement le bien et le mal. C’est une religion d’équilibre des forces au contraire, qui peut autant évoluer dans la violence et la domination, que dans la paix et le pardon.

Les Dragons sont des créatures légendaires, mais aussi les plus vieilles de notre monde. Leurs espèces sont aussi innombrables que leurs secrets et personne ne connait tout à leur sujet. Certaines de ces créatures sont de simples animaux mais d’autres sont dotées de parole, de savoir et même de magie : ce sont eux que les Anskylviens appellent les Dieux Dragons.

On dit que les Dieux Dragons auraient créé le monde, puis les Hommes et enfin la magie. Ce sont des créatures surpuissantes qui se chargeraient de faire fonctionner l’univers tout entier, des éléments, aux causes à effets en passant par le destin. Le tout sur une loi très simple : la causalité. Si une personne est tuée, une autre sera épargnée ; si le malheur s’abat à un endroit, le bonheur sera semé ailleurs … tout est équilibre, tout est régi par le Destin.

Au fil des années, les Anskylviens découvrirent de nombreux Dragons qui chacun leur tour démontrèrent leurs pouvoirs et leur force. Cinq d’entre eux furent appelés à être des Divinités, nommés sobrement « les Anciens Dieux », qui créèrent le monde. Les « Nouveaux Dieux » sont les Dragons sans noms, aperçus par quelques poignées d’Hommes dans quelques coins de l’Histoire. Mais ils ne sont pas encore assez grands pour être placés sur le panthéon des Divinités Draconiques.

Panthéon : Les Anciens Dieux Dragons

Dei Elementum : Dieu des Eléments

Dei Elementum est le dragon le plus particulier du culte par rapport à son apparence et sa présence parmi les Hommes. Ce dernier prend diverses formes en fonction des saisons et transforme le temps. On dit que ses écailles se changent en feuilles, en racines et en lierre quand vient l’automne et que son envol fait pleuvoir des feuilles mortes sur sa route.
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Il passerait ainsi au dessus de la forêt de Kerguelen qui changerait de couleur sous son ombre, ainsi que toutes les autres plantes du continent le premier jour de l’automne.

Il ferait de même chaque saison, son passage changeant les paysages en neige, feuilles, pluies ou encore désert, par la simple force de sa volonté. Il peut faire pleuvoir par un battement d’ailes, neiger par son souffle, écarter les nuages avec son cri et, il est surtout l’un des seuls à utiliser tous les langages.

Dei Elementum est en effet le messager de tous les êtres vivants, capable de leur parler, il s'intéresse néanmoins peu aux Hommes qui détruisent bien trop souvent ce qu’il crée. Ainsi, il est le Dieu dragon le plus présent dans le “bas monde”, interférant souvent avec Anskylvia.

Deos Bestias : Dieu des Esprits

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Deos Bestias est le Dieu le plus ancien du culte après son créateur, Deus Omnium. Ce dernier apparaît souvent au crépuscule pour faire passer la lune derrière l’horizon. En fonction de sa puissance, l’astre lunaire sera plus grand jusqu’à arriver à son apogée, la pleine lune. Ces nuits-là, on peut voir apparaître le Dieu dragon glissant dans le ciel comme un serpent d’eau, traçant de grandes aurores boréales sur son passage. Du fait de sa grande puissance, certains disent que sa présence seule est capable de modifier l’attraction terrestre autour de lui, ce qui l’empêcherait de se poser, sous peine de détruire ce qui se trouverait aux alentours.

Ce Dieu est sans doute le plus prié des Anskylviens car il est celui qui garde les sépultures religieuses. Il prend soin à ce qu’aucune aura malveillante ne s’en empare et qu’elles restent pures. Il accompagne également les âmes des défunts et des bêtes sacrées vers les cieux en volant à leurs côtés jusqu’aux astres où ils reposeront.

Pour finir le Dieu des esprits est un némésis de Draa Infinium. Durant les nouvelles lunes, quand cette dernière se voit plongée dans le noir le plus total, on dit que les deux dragons se battent dans les cieux. Deos Bestias mettrait alors une âme humaine en jeu qui aurait été maudite par le Dragon vengeur … pour essayer de le sauver.

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Dii Homines : Dieu des Hommes

Dii Homines est sans doute la divinité la plus capricieuse du culte. Ce dernier n’en fait souvent qu’à sa tête, bravant les ordres du plus grand : Deus Omnium et allant même contre le destin lui-même. Il est l’incarnation de la vie, de la colère des Hommes et de la guerre.

Son cri sonne comme le cor de guerre à des lieues à la ronde et son souffle de flammes brûle tout ce qui peut exister jusqu’à embraser les lacs, rivières et mers sans interruption. Il s’agit du feu d’un Dieu, et seule la magie peut l’éteindre. On dit également que son cœur est visible même sous sa carapace tant il brille intensément, plus chaud que le soleil lui-même dont il est le créateur. Ses écailles sont plus solides que le diamant et nul n’a pu le blesser depuis sa naissance. Pour finir, son corps est un perpétuel brasier, ce qui l’empêche de s’approcher de tout ce qui vit … la vie se faisant aspirer par sa simple présence.

Le Dieu de la guerre est le seul à sortir volontairement « du cycle du destin ». Ce dernier est le seul à pouvoir modifier le futur par la simple force de sa volonté. Il lui arrive d’ailleurs de descendre en pleine bataille pour observer d’au plus près les guerres, et parfois … de brûler un camp malchanceux par caprice.

Deus Omnium : Dieu du temps

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Deus Omnium est le plus grand Dieu du culte. Il est celui qui veille sur ses confrères et les guide quand il le peut, les conseillant à d’autres occasions. Le Dieu du temps a de nombreux noms. Il est appelé “Celui qui voit tout” par grand nombre de ses fidèles ou encore le “Créateur”, bien que ce terme soit déjà usité dans d’autres religions et donc, moins commun. Deus Omnium est celui qui aurait créé personnellement les Montagnes de Gamburtielf pour pouvoir y cacher le Livre du Destin, un objet légendaire où serait inscrit les plus infimes détails de la vie de chaque être humain. Il dirige ainsi le passé, le présent et le futur de chaque être, pouvant réécrire leur histoire à son bon vouloir, bien qu’il ne soit là que pour retranscrire ce qu’il voit. On dit que c’est avec son souffle qu’il rédige, les flammes formant les lettres sur ce livre indestructible aux pages infinies. Les plus grandes légendes et les plus grands moments seraient inscrits sur son corps, les lignes elles mêmes formant ses écailles brillantes comme de l’or et rayonnant au soleil.

En vérité, les Anskylviens ne savent plus à quoi ressemble le Dieu du temps, tout bonnement car il est le seul à n’avoir plus jamais posé le pied dans le monde des Hommes après l'ère des Dragons. Ce dernier reste dans les montagnes, veillant sur le monde et ne naissant dans l’imaginaire que par des représentations et des chimères. On dit néanmoins que certains l’auraient vu dans leurs rêves et que c’est pourquoi ils peuvent se l’imaginer.

Au delà donc de gouverner au temps, Deus Omnium est celui qui veille à l’équilibre des forces. Il fera toujours en sorte de respecter une sorte d’échange équivalent pour que chacun y trouve son compte à la manière d’une balance. Si le malheur doit s’abattre quelque part, il faudra du bonheur ailleurs, s’il y a la mort d’un côté, la vie apparaîtra de l’autre, etc.

Dra Infinium : Dieux des bannis

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Dra Infinium est sans doute le Dragon le plus craint du culte. Agissant comme une Divinité punisseuse et démoniaque, elle effraie les jeunes Anskylviens dans les contes et terrifie les adultes qui auraient eu le malheur de la croiser pour de bon. Némésis de Deos Bestias, on considère ce dragon comme la représentation des ténèbres qui tentent de dévorer la Lune. On le dit si noir qu’il est pratiquement invisible la nuit et son hurlement rendrait sourds les malchanceux qui se trouveraient à proximité. C’est un Dieu vengeur, qui aurait autrefois appartenu à la grande famille des anciens Dieux, mais qui aurait fauté si gravement, que Deus Omnium l’aurait contraint, pour purger sa peine, à vivre dans les ténèbres pendant les cinq mille ans à venir. Quand le jour pointe, le dragon disparaît dans l’autre monde dans un écran de fumée … destiné à ne plus voir la lumière de l’astre avant la fin de son châtiment.

Dès lors, Dra Infinium a décidé de se venger des autres Dragons, d’où son surnom : Le Dieu des Bannis. Il apparaît parfois dans les cauchemars pour tourmenter les âmes affaiblies ou vient tenter les êtres démunis en leur faisant moult promesses et pactes douteux. Il paraît qu’il s’agit du seul dragon capable de prendre forme humaine et que cela aurait un rapport avec la faute qu’il aurait commise il y a plusieurs siècles … mais nul s’en sait beaucoup plus, à part les Dieux eux-mêmes.

Les nouveaux Dieux Dragons

Duu oceanorum : Dieu des mers et des océans

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Beaucoup tablent sur le fait que les tempêtes proviennent de Dei Elementum, le Dieu des éléments. Mais depuis plusieurs dizaines d'années et depuis que les océans et mers ont des noms, une Divinité voit le jour : le Dieux des océans. Le mythe se fonde vers l'an 1390 quand une grande famille des Hyènes Glacières prennent le large pour ramener du poisson dans leur village.

En plein milieu de l'océan, une tempête éclate et les vagues grandissent aussitôt dans d’effroyables tumultes dévastateurs. Le ciel n'avait même plus de couleur et la pluie ruisselait comme un torrent sur les épaules des pauvres marins, ces derniers pensant leur heure venue. C'est alors qu'un serpent gigantesque brisa l'onde pour former une autre vague. Cette dernière poussa le bateau de pêcheur si loin, qu'il furent expulsés de la tempête et purent regagner le large. Quelques dizaines de minutes après, le serpent sortit tout entier de l'eau, couvert d'écailles plus bleues qu'un ciel sans nuages et d'ailes plus grandes que les plus immenses voiles de Citemare.

Un Dragon venait de sauver la famille des Hyènes Glacières, et dès lors, le chef instaura un culte après l'avoir nommé dans sa langue : « Le Dieu des mers et des océans » : Duu oceanorum. On dit que son royaume s'étend au plus profond de l’océan Sempiternal et qu'il protégerait les Anskylviens des tempêtes et offrirait des pêches exceptionnelles à ceux qui le vénéreraient.

Dray Venatricis : Dieu de la chasse

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Dray Venatricis est un Dragon très spécial. Particulièrement prié par les Sabrans et les Elfes, il est le seul du Culte a avoir été nommé par ces derniers. Il est reconnu plus souvent dans les clans de l'Est et n'a d'Histoire jamais été aperçu sur le continent de l'Ouest. C'est un Dragon plutôt discuté auprès des Anskylviens qui doutent de son existence. Dray Venatricis est le Dieu du sable, de la chasse et des apatrides. Il protège les rejetés et veille à leurs besoins en leur offrant des chasses fructueuses. C'est une Divinité discrète, si bien que l'on dit qu'il peut s’enterrer sous le sable en un instant, prendre l'apparence d'une statue où encore laisser ses écailles changer de couleur comme les caméléons et disparaître. Son souffle est d'ailleurs fait de sable, ensevelissant ses ennemis jusqu'à suffocation. Il n'a été visible que dans les déserts des Dents de sable où il habite. Très peu d'informations sont disponibles sur ce Dieu qui fait à peine surface sur le continent de l'Est vers l'an 1395. Il n'est donc principalement connu que des Sabrans habitant dans cette zone.
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Divinatem Nox : Dieu de la Nuit

Divinatem Nox est une divinité mystérieuse. Ses ailes formées d'ombres et de fumée se confondraient avec la couleur même de la nuit, le rendant difficilement visible sans la lumière de la lune. Ses pattes arrières seraient en forme de pattes de bouc et il n’aurait pas de lien de parenté avec les autres Dragons, solitaire et rare dans ses apparitions. Certains Anskylviens vont à se demander s’il s’agit vraiment d’un dragon et s’il n’est pas une créature d’un autre monde.

Il s’agirait d’un Dragon qui survolerait les villes à la nuit tombée et se changerait en Homme pour comploter avec ses disciples. La métamorphose serait son jeu favori, passant de formes en formes pour abuser les mortels, les pousser aux délits ou leur faire simplement des farces.

Certains écrits, vagues, postulent que Divinatem Nox est lié d’une façon où d’une autre à Deos Bestias. Ce dernier aurait offert une constellation au Dieu de la nuit et l’aurait imploré de conserver ces âmes loin du regard de Deus Omnium. On appelle les astres de cette constellation « les oubliés », et seules les personnes qui ont quelque chose à se reprocher peuvent les apercevoir.

Les Grandes Instances du Culte

Les Prêtresses Draconiques et les Chevaliers Dragons

Un homme ne peut pas être prêtre du culte Draconique, il peut être seulement combattant. Une femme inversement, ne peut être que prêtresse. On appelle ainsi un homme un Chevalier Dragon et une femme une Prêtresse Draconique.

Les Prêtresses Draconiques sont les êtres humains les plus proches des Dieux, au-delà même de la Reine ou des personnes de renom. Elles sont élevées depuis le berceau pour servir et répandre le Culte des Dieux Dragons. On ne peut pas devenir Prêtresse sans être Anskylvienne de souche. Elles vivent en général dans la Montagne de Gamburltief, même s’il est possible d’habiter dans les villages et à la Capitale même. Elles portent ensuite une tenue bien précise : une robe jusqu’aux chevilles, un châle, les cheveux attachés et un masque avec de très fines fentes pour les yeux. La tenue n’est pas faite pour le froid … volontairement. Il arrive aux Prêtresses de porter des manteaux de fourrure, mais leur entraînement consiste également à supporter le froid au maximum, ceci n’étant qu’une épreuve de plus dans leur parcours religieux.

Le rôle de la Prêtresse Draconique est d’entourer les événements religieux, assister aux naissances des Anskylviens, enterrer les morts et conseiller les vivants.

Les entraînements et cultes pour devenir Prêtresse sont secrets et farouchement préservés. Les seules indications connues du peuple sont les sept commandements :

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La Foi

Tu ne serviras que les Dieux du Culte des Dieux Dragons. Leurs règles, cultes et devoirs sont les tiens. Il te faudra lire entre les lignes, sentir les messages de tes maîtres suprêmes et y obéir aveuglément.

L’Espérance

Demain vaut la peine d’être vécu. Le suicide est aboli. Tu dois également protéger la vie et la guider sur le droit chemin.

La Charité

L’or ne doit jamais devenir un but ou une ligne de vie. Les biens ne sont que des objets et seuls les gestes ont une réelle importance.

La Justice

La justice n’est pas la mort contre la mort. C’est le pardon contre l’erreur et la bienveillance contre l’amour.

La Prudence

N’accepte de biens et de promesses que de ceux en qui tu crois.

La Force

Le froid est ton foyer. Le savoir est ta lumière et tes gains sont ta force.

La Tempérance

Tu n’as pas peur de la mort. Tu n’as pas peur de tes ennemis. Tu gardes la tête haute et protèges ce en quoi tu crois.

Une Prêtresse naît deux fois. La première fois est sa vie offerte par les Dieux Dragons, la seconde est celle qu’elle s’offre elle-même, par sa dévotion. Seul un Transfiguré peut décider de cette résurrection qui implique le passage vers l’âge d’or des Prêtresses : Le jour où elles peuvent enfin former les autres. Certaines y arrivent après des dizaines d’années … d’autres jamais.

Le jour où la Prêtresse semble prête à accomplir son devoir pour l'éternité, une cérémonie très importante est mise en place pour que la croyante devienne elle même une Transfigurée.

Les Transfigurées sont rares et il n’en existe souvent pas plus d’une ou deux par génération, elles sont aussi puissantes que la Reine elle-même.

Inversement aux Prêtresse Draconiques, un homme ne peut être que Chevalier Dragon.

En revanche, les chevaliers de cet ordre ne sont pas amenés à être éduqués depuis la naissance pour le devenir : c’est un choix personnel. Un homme peut devenir Chevalier Dragon à n’importe quel âge, sous réserve d’avoir passé les sept épreuves des Chevaliers Dragons :

Le Cœur : Ne jamais faire étal de sa force ou participer à des concours de force.

L’Ame : Ne pas avoir de biens à part son armure et ses armes.

La Servitude : Ne plus être Chevalier Dragon signifie la mort.

Le Feu : Avoir vu un dragon et y avoir survécu.

La Main : Ne pas succomber à la chair d’une femme.

Le Corps : Marcher jusqu’au sommet de Gamburltief, sans aide quelconque.

L’Esprit : Jeûner pendant trois jours et trois nuits.

Ce n’est qu’une fois ces sept épreuves passées qu’un homme devient Chevalier des Dragons. Il fera alors partie de l’élite des Saints hommes. Il faut savoir en revanche qu’un Chevalier Dragon n’est pas forcément un combattant … à bien des égards ! La plupart ne combattent d’ailleurs même pas et ne participent pas aux guerres, qu’elles soient saintes ou non.

Une fois les épreuves terminées, on offre au saint une écaille du dragon de son choix qu’il portera fièrement autour du cou jusqu’à la fin, symbolisant son lien direct avec la divinité. Car à l’inverse des Prêtresses Draconiques qui vénèrent tous les dragons, les chevaliers servent en particulier un seul Dieu (sans bien évidemment oublier les autres, qu’il respecte).

Finalement, et une fois toutes les épreuves terminées, si un chevalier manque à l’un de ses principes sacrés, il est offert aux dragons dans un grand rituel … ce qui signifie plus justement la mort.

Les Transfigurés

Les Transfigurés sont au nombre de sept. Il s’agit des plus hautes autorités Anskylviennes, représentant chacune les sept vertus sacrées. Chacune de ces vertus élit un ou des représentants et possèdent une voix lors des votes à main levée du royaume.

Le Cœur : Représenté par la Reine.

L' âme : Représentée par les quatre Patriarches, qui possèdent à eux quatre une seule voix décisionnelle.

La Servitude : Représentée par la cheffe des Prêtresses Draconiques, qui gère également toutes les Prêtresses Draconiques.

Le Feu : Représenté par le Prophète Draconique.

La Main : Représentée par le mari et Bras droit de la Reine.

Le Corps : Représenté par le chef des Chevaliers Dragons, personne qui gère également tous les Chevaliers Dragons.

L’Esprit : Représenté par les Dragons. En effet, après délibération des six autres voix, on matérialise les actions des Dieux sous la forme d’une voix unique : la Voix de l’Esprit. En cas d’égalité des voix, le parti possédant la Voix de l’Esprit gagne aussitôt.

Le Prophète Draconique

Le Prophète Draconique est l’être le plus proche du Divin qui soit. Il est unique et directement choisi par les Dragons. On en recense trois à l’heure actuelle, du début des temps à aujourd’hui. (Cliquez sur les noms pour en apprendre d'avantage.)

L’apparition du tout premier prophète n’est pas précisément daté dans l’histoire. On trouve ses origines dans les contrées glaciales des Terres sacrées, mais cela reste vague.

Il est écrit dans plusieurs sources que l’apparition d’un Prophète naît d’une décision divine, mais pas forcément unanime. Il s’agirait d’un être nommé pour partager la parole des dragons dans le monde des Hommes. Ce serait également le seul être Humain à pouvoir consulter le livre du Destin.

Cultes et pratiques

Baptême de l'acier

Dans un environnement si hostile, médecins, enseignants comme guerriers possèdent tous une ou plusieurs armes. Elles sont utiles pour la chasse, les tâches quotidiennes et le combat, mais ce sont aussi des outils très précieux, à l'égal de prothèses pour les Hommes ... et de substituts des membres.

En somme, les Anskylviens offrent une importance quasi religieuse à leurs armes et outils et les baptisent depuis la nuit des temps. Une lame se doit d'avoir un nom et un seul utilisateur : elle ne se prête pas. Si une arme passe d'un utilisateur à un autre, c'est uniquement après la mort du premier. Il est d'ailleurs très courant que des armes deviennent légendaires à force de passer de main en main, survivant ainsi aux supplices du temps.

Le baptême se fait par le sang et ce n'est qu'après un premier meurtre qu'elle se met au service de son maître jusqu'à sa mort. On appelle les armes qui n'ont pas encore servi ou les armes d’entraînement des « lames vierges ». C'est après cette règle qu'une tradition à vu le jour : Linh Ferrür.

Linh Ferrür

Linh Ferrür est la cérémonie qui scelle souvent le Baptême de l'acier. C'est un tournois entre membres du même clan qui s’affrontent pour avoir l'honneur de baptiser leur lame par l'animal totem de leur famille. La bête est chassée la veille par tous les participants qui l'enferme dans une cage jusqu'à la fin du tournois. Le gagnant peut affronter alors la bête dans l'arène et sceller son arme avec le sang de ce sacrifice ou l'abattre dans la cage. On dit que les guerriers ayant baptisé leur arme au Linh Ferrür ont les liens les plus puissants avec leur lame.

Cycle de l'éveil et du sommeil

En Anskylvia l'été et l'Hiver sont les deux seules saisons existantes. L'Hiver dure 12 mois et l’été 4 (En vu des 16 mois dans le Calendrier d'Anskylvia). Les Nordiques célèbrent donc ce qui s'appelle le cycle de sommeil et d'éveil, respectivement au 1er Ambridor et 1er Mauvose où commencent l'été et l'hiver. Ce sont des fêtes saisonnières très appréciées des habitants qui offrent aux Dieux divers cadeaux et offrandes. Les sanctuaires sont embellis, les temples parfumés et de nombreux sacrifices sont faits par les clans.

La fête de l'éveil dure quatre mois en tout et est la plus grande fête Anskylvienne. La saison y est plus chaude, les récoltes et la chasse plus fructueuses et c'est à cette période que les marchands voyagent le plus. D'ailleurs, plus de 80% des biens extérieurs à la Capitale viennent de cette période précise, les étrangers n'aimant pas trop s’aventurer en hiver dans le nord.

Pendant les quatre mois, quatre grandes chasses ont lieu : les chasses d'Ambridor, d'Oridor, de Mercuridor et de Pyridor. Respectivement, celles-ci sont réservées au clan des Hyènes glacières, des Mâchoires de Givre, des Chouettes de la maison blanche, et finalement de la maison verte. A la fin de la saison, la meilleure chasse est récompensée par les autres clans, mais toutes les prises sont à chaque fois partagées. (Bien évidemment, les Hyènes glacières gagnent presque à chaque fois).

Ensuite vient le cycle du sommeil. Cette dernière fête ne dure en revanche qu'une seul journée. Au crépuscule, la veille du 1er Mauvose, le soleil disparaît de la ligne d'horizon dans une lumière verte qui forme ensuite la plus belle aurore boréale de l'année. L'astre ne réapparaîtra jamais à son zénith et à partir de ce jour, toutes les journées seront plus courtes jusqu'au prochain été.

A cet instant précis, le chef du clan gagnant de l'été devra se tenir devant un autel et dévorer le cœur de son animal totem devant tout son clan, après s’être peinturé le corps du sang animal.

Cette tradition est la plus sollicitée des Anskylviens et la plus impressionnante. Les autres clans peuvent choisirent de rejoindre la cérémonie ; C'est alors des milliers d'Anskylviens qui se retrouvent autour de l'autel, agenouillés comme un seul Homme, arme à la main et main sur le cœur, contemplant la première lueur boréale de l'hiver et l'offrande de leur chef faite aux Dieux.

Le jugement tempétueux

Le peuple Anskylvien demeure un peuple strict. Au-delà de l’apprentissage jusqu’au très jeune âge, l’environnement hostile et l’équité homme-femme, les Anskylviens ont mis en place une règle infranchissable et punie de mort : l’adultère.

Après le mariage et la cérémonie sacrée de l’union, l’homme et la femme sont liés à jamais jusqu’à ce qu’ils rejoignent les Dieux dragons dans la voûte céleste. Ce lien est pris très au sérieux et ne peut être brisé par mains d’Homme. Si jamais l’homme ou la femme brise le serment de l’union, le ou la fautive est condamné à l’épreuve de glace … avec son péché.

Par exemple, si c’est l’homme qui trahit sa femme avec une concubine, c’est cette dite concubine et l’homme qui iront à l’épreuve de glace, laissant la veuve seule. La femme trahie pourra retrouver l’amour après s’être repentie quelques années.

L’épreuve de glace consiste à attacher dos à dos les deux fautifs contre un pilier dans les plaines gelées … et attendre que la tempête se lève. Les deux Anskylviens ne seront détachés que le lendemain, mais à ce jour, personne n’a jamais survécu à la colère de Dei Elementum.

L'Ehka

Fête religieuse assez répandue chez les Anskylviens, il s'agit d'un rituel mensuel qui se résume à brûler une carcasse animale lors de la première nouvelle lune du mois. Selon les légendes, l'Ehka servirait à repousser les Transcendants à l'aide des flammes jaillissant du corps de l'animal et assurerait ainsi la sécurité et une longue vie aux Anskylviens. C'est un procédé couramment utilisé pour vénérer Draa Infinium, servant aussi bien à bannir le mal que de faire la fête auprès de ses amis et de sa famille. L'animal choisi est bien souvent un porc ou un sanglier.

Les étapes de l'Ekha

L'introduction : La prêtresse qui entoure l’événement doit choisir l'ordre des offrandes pour la fin du rituel (ceci est très important comme mentionné à la fin des explications). Elle désigne aussi ceux qui allumeront le feu (les deux plus jeunes) et la bête doit être chassée.

Les peintures : Tous les participants et les spectateurs se couvrent de peinture sombre, souvent faite au charbon ou à l'encre. Ils n'omettent aucune partie visible et décorent toujours leurs visages. Il est plus formel de se faire peindre par une prêtresse ou la personne qui fera le sacrifice.

L'ouverture : Les participants entourent l'autel, et les flammes sont allumées par les deux plus jeunes participants. La bête est ensuite amenée sur le chemin menant aux flammes et doit être aussi recouverte de peinture.

Le sacrifice : Il s’agit de la partie la plus délicate, car il faut prendre garde à ne pas tuer le sacrifice de suite. Une balafre profonde doit lui être assenée pour récupérer du sang dans une coupelle. Ce n'est qu'après que la bête est poussée dans le cercle de flammes.

Les offrandes : Chaque participant ou même spectateur au culte peut maintenant donner son offrande aux Dieux. Il suffit de s'avancer tour à tour devant la coupelle, de plonger l'objet avec ses mains dans le sang et de le jeter dans le feu. Un souhait ou une brève prière est souvent annoncée à ce moment. L'ordre des offrandes est très important, car il est dit que si la bête sacrifiée continue de gémir pendant l'acceptation du présent, le vœu transmis a plus de chance d'être réalisé.

L'Union

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Les Funérailles et l’au-delà

Chez les Anskylviens, la mort n’est qu’un passage vers l’autre monde, mais ce n’est pas non plus une vie en soi. Le rôle des morts est comme celui des Gardiens de leur vivant : protéger ceux qui foulent encore notre monde. Une fois décédé, l’Anskylvien est donc accompagné par Deos Bestias pour le « Grand Voyage » qui le mènera jusqu’à la voie lactée pour y demeurer pour l’éternité. Le Grand Dieu ferait le trajet à chaque fois que des aurores boréales apparaîtraient, ces traces lumineuses représentants la voie pour les âmes montantes vers le ciel. On appelle ce chemin « l’Asbrü » ou « Feu Esprit » en Anskylvien. Une fois en haut, chaque Anskylvien s’encrerait à jamais dans la tapisserie de la nuit et son esprit se mettrait à briller pour éclairer ses proches d’en bas. Le concept d’étoile n’a pas de sens chez eux.

Néanmoins, pour que l’âme soit correctement guidée et puisse emprunter l’Asbrü, il faut que des préparatifs soient mis en place dans notre monde.

Pour que l’âme de l’Anskylvien puisse s’envoler vers la voie lactée, il faut la détacher du corps par le feu. Le feu est l’unique moyen de ronger la chair et les os afin que l’âme soit libérée. On prépare alors des bûchers de crémation avant d’enfermer les restes terrestres dans une urne, qui sera déposée dans le temple favori du défunt.

Pour les personnes plus importantes, des cérémonies sont mises en place. Une barque décorée est donc déposée à la mer avec le corps du défunt allongé dessus et ses effets personnels. Une fois partie au large, le meilleur archer de l’entourage du mort devra tirer une flèche enflammée pour mettre le feu au bûcher. Ainsi, l’âme rejoindra directement l’Asbrü, les Anskylviens étant persuadés qu’il est possible de l’emprunter par l’onde, vers la mer sans fin. C’est aussi pourquoi ce genre de funérailles se fait toujours vers le nord. Dans ce cas présent de crémation, on ne peut récupérer les cendres du défunt, ces dernières se liant à jamais à l’océan.

Les Gestes religieux

Le Klein

Signe religieux pour souhaiter la bienvenue ou le départ d’une personne à qui l’on tient. Ce salut tend à protéger l’interlocuteur et appel à la protection des Dieux pour qu’il ne lui arrive rien. Il peut aussi être utilisé en signe de respect.

Le signe est simple : Il suffit de poser sa main droite sur son cœur puis ses phalanges de l’indexe et du majeur sur son front avant de tendre la main à son interlocuteur, créant ainsi un demi cercle devant soi. Le cœur désignant l’amour, la tête la protection et la main tendue le respect. Ce signe est propre aux adorateurs de Dii Homines, prônant la protection des Hommes.

Le salut est équivalent pour les autres Dieux bien que les autres ne posent que rarement la main sur le cœur, écourtant ainsi le geste.

Le Sill

Signe religieux réservé à un usage très personnel. A Anskylvia, poser son front contre celui de son prochain est un symbole très puissant de respect, ou d’amour, selon le sexe de la personne qui lui fait face. Généralement, ce signe est réservé aux amants, aux fiancés ou aux mariés. Il peut aussi être utilisé auprès des membres de sa famille ou de très proches amis.

Il faut savoir que le signe peut être très mal interprété si une personne l’utilise en guise d’intimidation. C’est un affront très grave, considéré comme une insulte.

Le signe de permission

Quand une personne doit demander une autorisation à un supérieur hiérarchique ou une personne plus âgée à propos d’une sujet très important, il est courant que la personne tende la main et attende. Dans ce cas, la personne qui lui fait face doit tracer une ligne sur sa paume de son index pour lui autoriser la demande. Dans le cas contraire, il ignorera son geste. L’on peut rejoindre le geste en posant un genoux au sol, en guise de profond respect.

Les Mœurs

Les peintures

L’usage de peintures sur le corps est aussi courant que les tatouages en Dräken. Il s’agit d’une pratique utilisée par tous, sans distinction d’âge ou de rang, qui permet de faire voir au monde l’état d’esprit dans lequel se trouve l’hôte. En effet, depuis la nuit des temps, les Anskylviens pensent que laisser transparaître leurs émotions les plus fortes est un acte de faiblesse et un manque ultime de maîtrise de soi. Pour remédier à cela et permettre tout de même le dialogue entre les êtres, les habitants de Dräken se couvrirent alors la peau de peinture aux couleurs symboliques. Dès lors, cette pratique perdure bien qu’elle soit beaucoup plus fréquente lors des cérémonies religieuses.

Création de la peinture

Avec le climat peu favorable aux récoltes abondantes, les Anskylviens n’utilisent pas la peinture au blé, fréquemment utilisée à cette époque, mais la peinture à la poudre de craie, qui se prépare ainsi :

Écraser beaucoup de craie, du marbre ou des coquilles qui seront la base même de la pâte à peinture.

Mélanger la poudre obtenue en grande quantité avec un peu d’argile afin de rendre la mixture plus solide. Laisser reposer une nuit entière au sec.

Le lendemain, y ajouter de l’eau bouillante et mélanger vivement.

Saupoudrer des colorants pour obtenir la couleur et laisser refroidir dans un récipient hermétique.

Ce sont les couleurs qui indiquent les émotions transmises par les peintures. Les zones où sont appliquées les mixtures sont de moindre importance et n’ont pas particulièrement de signification.

  • Rouge : Couleur de Dii Homines. C’est une peinture portée pendant la guerre, les batailles ou les affrontements entre Anskylviens et étrangers. Porter du rouge signifie que l’on offre son combat à regarder à Dii Homines et que l’on compte bien le divertir. On peut aussi se repeindre du sang de son ennemi après une victoire, ce qui a en somme la même signification.
  • Vert : Couleur de Dei Elementum. Il s’agit d’une peinture portée lors du changement des saisons, pour fêter la fin de l’hiver et le lever du soleil. Les soignants portent également de vertes parures lors d’accouchements pour veiller à la santé du bébé. Enfin, les fidèles aux anciens Dieux considèrent aussi cette couleur comme celle de la chasse.
  • Bleu : Couleur de Duu Oceanorum. Cette couleur est assez mal vue par les non-fidèles aux Nouveaux Dieux. Il s’agit de la couleur des Marins et des personnes priant pour leurs proches qui sont partis loin en bateau, afin de demander à Duu Oceanorum de protéger leur navire.
  • Orange : Dray Venatricis. Cette couleur est assez mal vue par les non-fidèles aux Nouveaux Dieux. Il s’agit de la couleur de la Chasse, afin de protéger ses porteurs des accidents.
  • Or : Couleur de Deus Omnium. A base de couleur jaune, on ajoute des pigments d’or pur dans cette peinture réservée à la Reine ou aux Patriarches. Cette couleur est la couleur du Destin. On la porte lors de cérémonies importantes en tout genre : Linh Ferrür, Enterrements, Combats, Cycles de l’éveil et du sommeil, et plus important, les Duels pour la place de Patriarche ou les Couronnements.
  • Jaune : Le Jaune n’est pas une couleur représentée car beaucoup trop proche de la couleur de Deus Omnium. On se contente de l’Or.
  • Noir : Couleur de Dra Infinium. Peinture réservée à la cérémonie de l’Ehka, au Jugement tempétueux mais aussi aux deuils. Lors d’une perte importante, les proches se recouvrent de noir les jours suivant le deuil. Les veuves ou les veufs doivent conserver le noir pendant une semaine.
  • Blanc : Couleur de Deos Bestias. Le blanc est symbole de pureté de l’âme chez les Anskylviens. C’est une couleur réservée aux nouveaux nés et aux enfants qui n’ont pas encore passé l'âge adulte. On les recouvre de blanc le jour de leur anniversaire afin de prier Deos Bestias de les soutenir le jour de leur 13ème anniversaire afin qu’ils deviennent de grands Anskylviens.
  • Violet : Le Violet est une couleur que l’on ne porte qu’une fois dans sa vie car il s’agit de la couleur de l’enterrement. A la mort des Anskylviens, on peint leurs corps de violet avant de les mettre au bûcher. Porter du violet autre que pour les enterrements est un défi à la mort elle-même et un affront envers les Dieux.

Principaux lieux de Culte

Le Temple des Glaces

Le temple des glaces est l’infrastructure la plus importante des Anskylviens de la Capitale. Il est le symbole même de la religion Anskylvienne et rend hommage aux Dieux dragons. Il comporte aussi tous les manuscrits, traités, livrets de guerre, rapports et journaux depuis la naissance des premiers Anskylviens à aujourd’hui.

C’est un lieu de prière, seulement connu de son peuple, et caché de toute autre entité. On peut y déposer des offrandes mais aussi y sceller des manuscrits à jamais dans la glace.

Cet endroit aurait été formé dans la glace même des montagnes de Gamburltief. Il serait également gardé par les soldats gelés, des créatures immortelles habitées par la magie des Dieux ; et ces derniers n’obéiraient qu’aux Prêtresses Draconique.

Le peuple n’a le droit de pénétrer que dans l’enceinte du temple afin d’offrir des cadeaux aux Dieux. Les guerriers et les plus hauts placés peuvent y lire des manuscrits et y déposer des ouvrages.

Seuls les Anskylviens peuvent entrer dans le Saint des Saints, où demeurent les Prêtresses, mais uniquement si leurs intentions ne sont pas belliqueuses. Dans le cas contraire, ils seront automatiquement stoppés par les gardiens des glaces : d'immenses statues animées par la magie.

Les Temples et Autels

( WIP )

Autorisé à la première candidature
Prêtresse Draconique Sous réserve d’une très bonne candidature
Chevalier Dragon Sous réserve d’une très bonne candidature
Transfiguré Non
Prophète draconique Non

Crédits et Sources

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